Les abeilles ont la faculté d’apprendre qu’une odeur donnée peut-être à l’origine d’une « punition », ou d’une « récompense ».
Kirikino : Nous avons déjà pu observer les étonnantes capacités d’apprentissage des abeilles, tant sur le plan
olfactif, que sur le plan de reconnaissance de
configurations simplifiées. Mais ces capacités
étonnantes chez l’abeille, vont même au-delà. Odeurs, couleurs, les abeilles possèdent également la faculté de mémoriser des signaux répulsifs.
Jean : Au centre de recherches sur la cognition animale de Toulouse, l’équipe de Martin Giurfa, chercheur au CNRS, a pu observer que les abeilles apprennent à associer une odeur
spécifique à un choc électrique. Une fois cette odeur répulsive mémorisée, confrontée à cette même odeur, elles étirent leur dard.
Par contre, dans le cas d’une odeur associée à une récompense sucrée, elles étirent leur trompe.
Kirikino :Comment cette capacité de mémorisation est-elle possible dans un aussi petit cerveau.
Jean : Les chercheurs ont mis en évidence l’action de deux amines différentes : l’octopamine dans le cas de l’appétence, et la dopamine dans le cas de la répulsion.
Kirikino : Cela ouvre des applications qui ne me plaisent guère. Imagine des abeilles qui seraient dressées pour l’attaque en fonction de certains stimuli.
Jean : Ecoute, je n’ai rien lu de tel dans les recherches en cours. Mais, connaissant l’homme, on peut tout imaginer…
Source:
CNRS Toulouse – Centre de recherches sur la cognition animale
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