Jeudi 13 décembre 2007
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Unai établit son nouveau campement à plus d’une journée de marche de la vasque, sur un versant exposé au sud. La forêt, à cet endroit, était moins épaisse.
En d’autres temps, il aurait écarté ce choix, ne serait-ce que pour des raisons d’approvisionnement en bois de ces meules à charbon. Aujourd’hui, ce qui lui importait, c’était la lumière qui dansait dans les branches des arbres, et l’inspiration créatrice que suscitaient ces lieux.
Six familles s’étaient établies sur le flanc nord, plus arrosé. Comme ailleurs, les gens vivaient de la pêche du saumon, et de l’élevage d’un petit troupeau de brebis, sur quelques arpents défrichés et semés de prairie.
Il suffisait à Unai de marcher deux à trois heures jusqu’aux premières crêtes pour apercevoir la fumée des foyers, qui montait droite et grisâtre dans le ciel d’hiver. Il aurait pu ainsi partager de temps à autre une écuelle de soupe ou un plat de saumon arrosé d’hydromel, car ses nouveaux voisins étaient d’un tempérament fort accueillant.
Mais Unai était un solitaire. Il s’accommodait de la compagnie des arbres et de la faune sylvestre.
Enfin, ainsi que tu vas le voir, l’amour a raison des gens les plus taciturnes.
par Kirikino
publié dans :
Conte Lunaire de Kirikino
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