Jean : Profitons de ce petit break pour continuer à faire le point sur ce blog. Dans un commentaire, Milana nous proposait de classer tes haïkus par thème, voire de leur donner
un titre pour s’y retrouver.
Après tout tu en es l’auteur, donc la décision t’appartient. Qu’en penses-tu ?
Kirikino : Je me souviens en effet de ce commentaire.
J’ai par la suite, un peu réfléchi au problème.
À mon avis, mes haïkus constituent autant de petits riens qui naissent ainsi, des situations ou des émotions au jour le jour.
Si nos lecteurs les apprécient tant mieux, et cela me réjouit très fort.
Ils ne masquent aucune prétention littéraire. Ils figurent là tout simplement avec leurs doses de maladresse, de gaucherie (voire souvent de médiocrité) dues à leurs spontanéités.
Certaines fois, j’avoue être tenté de les retoucher, car la substitution d’un mot ou l’inversion de lignes, pourraient sans aucun doute leur donner un peu plus de relief. Mais je réfrène vite
ces envies : nés bancals, ils resteront bancals, point n’est besoin d’essayer de les peaufiner…
Ils ne comportent pas et ne comporteront jamais de titre, c’est ainsi !
Quant à les classer, qu’il s’agisse d’un haïku ou d’un tanka, je pense que mes propos antérieurs donnent la réponse. Ils naissent des situations au jour le jour, et sont publiés dans l’instant.
Ils comportent donc une classification chronologique.
Voilà, c’est tout…
Jean : Bon ! C’est un peu abrupt, mais, tenons compte de ces décisions.
Une petite concession, si jamais concession, il devait y avoir.
Il serait peut-être utile de séparer les haïkus solidaires des autres.
Ceux-ci ne répondent pas aux mêmes « conditions de création », si je peux m’exprimer ainsi. Ils sont le résultat d’un ressenti sur photo, donc forcément décalés par rapport au jour ou la photo
a été prise.
Kirikino : Tu as raison, je n’avais pas vu les choses sous cet angle.
Le
haiku solidaire est né d’une situation rocambolesque dans laquelle tu es partie prenante.
Il serait peut-être judicieux de leur créer une catégorie spécifique…
Jean : Bien chef ! On va retoucher tout cela.
Désolé, Milana, j’espère que ces explications te satisferont…
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