Samedi 20 octobre 2007


Que les abeilles estiment leur colonie en danger, elles piqueront l’agresseur à l’aide de leurs dards : stratégie de défense classique de l’abeille européenne. Mais certaines abeilles ont développé, face à leurs prédateurs, des stratégies de défenses autres.
 

Kirikino : S’approcher d’une ruche sans les précautions élémentaires, peut s’avérer dangereux.

 

Jean : Exact. La réaction des abeilles, si elles estiment leurs colonies en danger, correspondra à une attaque massive : de nombreuses abeilles piqueront alors « l’agresseur » de leurs dards.
Or l’intrus n’est pas seulement l’humain ou bien l’ours intéressé par le butin de miel que renferme la ruche.
Il peut s’agir également d’autres hyménoptères comme le frelon.
À la différence que les frelons s’intéressent bien davantage au couvain des abeilles qu’au miel pour la simple raison qu’ils doivent trouver une source de protéines pour nourrir leurs propres larves.

 

Kirikino : Pour des raisons de productivité, l’abeille européenne fut introduite dans de nombreux pays, mais cette dernière n’est pas forcément adaptée aux prédateurs autochtones.

 

Jean : En effet, nos abeilles Européennes (Apis Mellifera) furent introduites, entre autres pays, au Japon, tout simplement car ellee étaient susceptibles de produire deux fois plus de miel que l’abeille locale Japonaise.
Cependant au Japon sévit un prédateur redoutable : le frelon géant (Vespa Mandarinia Japonica), cinq fois plus grand et trente fois plus lourd que l’abeille.

 

Kirikino : Une attaque d’un petit nombre de ses individus réduit une ruche entière à un cimetière d’abeilles en quelques heures.

 

Jean : Il suffit d’une trentaine de frelons pour massacrer en trois heures une colonie de 30000 abeilles européennes.
Le scénario se déroule de la façon suivante : un frelon éclaireur repère la ruche ou la colonie « cible ». À l’aide de ses phéromones, une substance chimique odorante émise à dose infime, il va marquer le territoire. Ce qui permettra à la petite troupe de frelons envahisseurs de revenir sans hésiter sur lieux.
Pendant ce temps, les abeilles Européennes vaquent à leurs activités. Après tout, ce n’est qu’un simple frelon.

 

Kirikino : Mais de retour au nid, le frelon communique l’information à ses congénères.

 

Jean : Et aussitôt, une petite troupe monte une expédition vers la proie identifiée.
Les abeilles Européennes constatent l’arrivée des attaquants, tentent d’interdire l’accès aux frelons, mais, la cuticule des frelons est bien trop épaisse pour permettre un quelconque effet de leurs dards.

 

Kirikino : Et les frelons entament alors leur travail de destruction.

 

Jean : De leurs mandibules puissantes, ils sectionnent l’abdomen de milliers d’abeilles, et peu à peu, s’emparent des lieux.
Ils font alors une razzia sur les larves d’abeilles qui nourriront leurs propres larves.
En moins de trois heures, la colonie entière d’abeilles est décimée, pillée.

 

Kirikino : Par contre les abeilles locales Japonaises ont développé une autre stratégie

 

Jean : L’abeille Japonaise (Apis Cerana Japonica) par contre développe une méthode dé défense adaptée à ce prédateur.
Dès que le frelon éclaireur se présente, des abeilles vigiles identifient l’intrus. Une partie de la colonie se mobilise alors pour inciter le frelon géant à pénétrer dans la ruche.
Occupé à déposer ses phéromones, le frelon ne se doute point des manœuvres dont il fait l’objet. Une fois le frelon introduit dans la place forte, une masse d’abeilles se jette sur le visiteur et l’enveloppe.
La grappe d’abeilles autour du frelon géant ne le pique pas, elle se contente de produire par vibrations une élévation de chaleur (« thermo-balling ») qui sera fatale au frelon. En effet, la température létale du frelon géant est de 45°C alors que celle de l’abeille Japonaise est de 48°C.
La survie de l’essaim d’abeilles se joue donc sur une différence de température de 3°C.
Au bout de quelques minutes, le frelon éclaireur meurt. La colonie d’abeilles n’est donc pas identifiée comme proie potentielle par les autres frelons et l’essaim peut donc continuer à vivre tranquillement jusqu’à la visite d’un nouveau frelon éclaireur.

 

Kirikino : Pour illustrer cela, tu nous as sélectionné une petite vidéo sur You Tube.

Jean : Il existe de nombreuses vidéos sur le sujet. La vidéo « Japanese Bees Swarm Tactic » n’est pas la meilleure, mais en six minutes vous aurez une présentation globale du sujet.

par Kirikino publié dans : Des abeilles et des hommes
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Samedi 20 octobre 2007

  • Tombent puis s’envolent
  • La nuit quand souffle le vent
  • Les feuilles d’automne

par Kirikino publié dans : Haiku du hérisson
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Vendredi 19 octobre 2007


Kirikino : Pour exercer ton activité de fabrication d’hydromel, il t’a fallu également décider de la structure juridique adéquate.

Jean : En effet, j’ai opté pour une SARL.

Kirikino : Pourrais-tu nous présenter les raisons qui justifièrent ce choix ?

Jean : La motivation de départ reposait sur la volonté de création d’une activité familiale, et le choix de la société m’apparaissait dans ce cas comme la plus intéressante.
Outre le fait que la SARL permette de dissocier le patrimoine personnel (bien que modeste) du patrimoine professionnel, cette structure offre également l’avantage d’une prise de participation extérieure, élément intéressant dans la mesure où j’envisageais d’ouvrir le capital social à une société de capital-risque par exemple. De plus, il me semble que lors de sa création, une entreprise avec un capital social quelque peu supérieur au minimum légal, renforce sa crédibilité vis-à-vis de ces différents partenaires (banque, fournisseurs, clients…).

Kirikino : Néanmoins, ce choix a des incidences sur le fonctionnement de l’entreprise, notamment, lorsqu’il s’agit d’une petite structure comme cette hydromellerie dont il est question ici. Ne penses-tu pas que les règles de fonctionnement de la SARL puissent être une contrainte supplémentaire ?

Jean : Il est vrai que le fonctionnement d’une société exige un certain formalisme, mais celui de la SARL à mon avis demeure relativement aisé et souple pour une entreprise de la taille de celle que j’envisage.
J’ai pu dans le passé expérimenter une telle structure notamment dans l’activité de prestations de services que j’avais créée, et je dois avouer que son fonctionnement ne s’est pas révélé particulièrement pesant.

Kirikino : Entendu. Va donc pour Kirikino Ilargian SARL.

 

par Kirikino publié dans : Création entreprise Kirikino Ilargian
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Jeudi 18 octobre 2007
   Une eau vive
Bouillonne dans la vasque.
Son chant mélodieux.

kirikino-torrent.jpg
Titre de la photo : Torrent
Photo : Jean Irubetagoyena
Haïku : Kirikino
par Kirikino publié dans : Haiku solidaire
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Jeudi 18 octobre 2007
        J’appelle la nuit,    
        À cor et à cris. Hou, hou
        Répond un hibou.
par Kirikino publié dans : Haiku du hérisson
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Mercredi 17 octobre 2007


Kirikino : Les premières fabrications d’hydromel démarrent en octobre 2006, mais tu as occulté les démarches nécessaires et préalables auprès de l’administration. Est-ce volontaire ?

Jean : Non du tout ! Tu ne m’as pas posé la question, voilà tout.

Kirikino : Bien, je te la pose.

Jean : Mes premiers contacts avec l’administration remontent à mon projet de construction d’une hydromellerie à proximité la maison d’habitation.

Kirikino : Nous avons en effet abordé ce sujet dans un billet précédent.

Jean : Je reviens à ce projet de bâtiment. Dans le cadre de sa construction, je dois envisager tous les aspects inhérents à son édification et à son fonctionnement. Muni de mes documents, j’expose mon projet aux différentes administrations, et les consulte dans le même temps pour vérifier que celui-ci ne comporte pas de lacunes qui retarderaient par la suite l’obtention du permis de construire, ou tout simplement, puisque cette alternative sera rapidement écartée, le démarrage de l’activité.

Kirikino : Tu peux être plus explicite ?

Jean : Tout d’abord, je prends rendez-vous avec le maire du village, pour l’informer, soumettre mon projet et obtenir son soutien éventuel. Puis, je consulte les pompiers pour le volet sécurité et prévention des incendies, la DDASS pour tout ce qui est gestion des effluents et l’alimentation en eau potable, la direction de l’Equipement pour l’accès aux personnes handicapées ainsi que le volet paysager, les services vétérinaires pour la réception d’un produit animal comme le miel, les services des fraudes, les douanes… La liste est longue, je dois sûrement en oublier.

Kirikino : En effet. Et comment se déroulent ces entretiens ?

Jean : Le mieux du monde. Chaque fois, je suis reçu par des gens sympathiques, disponibles et dont les conseils me permettent souvent de corriger certains points auxquels j’avais prêté insuffisamment d’importance.
En fait, je pense, que c’est la démarche qu’ils attendent : il est préférable de présenter un projet qui cadre avec la législation plutôt que de s’installer dans un rapport de force qui ne te sera jamais favorable à terme.

 

par Kirikino publié dans : Création entreprise Kirikino Ilargian
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