Mercredi 19 septembre 2007
Kirikino : Je pense avoir bien suivi jusqu’ici le cheminement de ton
raisonnement : eau et miel, produits naturels par excellence deviennent hydromel, une fabrication de qualité estampillée par le recours à un hérisson totem
(Kirikino : votre serviteur), animal qui en quelque sorte garantirait ton engagement vis-à-vis du respect de l’environnement.
Jean : Oui c’est bien cela : une garantie de mon engagement vis-à-vis du respect de l’environnement, mais également une garantie des fabrications vis-à-vis du respect
des produits mis en œuvre.
Kirikino : Je veux bien, mais tu parlais de symbolique. Que viens faire cet élément dans ta recette ?
Jean : Hop, Hop, ne t’emballes pas, je fais simplement référence aux valeurs que ton image exprime ou que tes représentations évoquent.
Kirikino : Mesdames et messieurs, j’ai bien l’honneur : ci-après la symbolique du hérisson !
Jean : Ne sois pas ironique veux-tu ?
Après tout, l’idée ne vient pas de moi, mais des enfants. Et je la trouve plutôt bonne ! Car si ceux-ci t’ont choisi, c’est qu’ils ont écarté ton côté disons « piquant », pour ne
retenir que ton côté agréable, sympathique et amusant, symbole d’une nature retrouvée, voire préservée.
Qu’y puis-je si tu peuples les mythes de grandes civilisations en tant qu’héros civilisateur, ou que sais-je encore, le conseiller des hommes qui retrouvent grâce à toi le soleil et la lune un
temps disparus…
Kirikino : Tu sais que sans coquetterie aucune, je me retrouve enfin dans tes propos…
Jean : Non, mais écoutez-le, écoutez-le !!! Tu ne manques pas d’air, sais-tu ? Saches tout de même qu’au moyen âge tu passes pour être le symbole de la
gourmandise : on te prête l’habitude de te rouler sur les fruits tombés des arbres, et tout couvert des produits de ton chapardage, tu t’enfuis au plus profond des fourrés déguster les
délices de ton forfait…
Kirikino : Hum, Hum. On s’éloigne de notre sujet. Va pour Kirikino, mais pourquoi Kirikino Ilargian ?
Jean : Kirikino Ilargian : le hérisson dans la lune !
Kirikino : Pardon, là je ne te saisis plus !
Vendredi 7 septembre 2007
Kirikino : Revenons-en au montage financier : tu as obtenu de la part de la société de capital-risque Herrikoa, une participation au capital à hauteur de 20000 euros
et un apport en compte courant pour un montant de 20000 euros. Faisons un petit saut dans le temps, veux-tu, décris nous à la situtation à ce moment précis.
Jean : Les premiers contacts avec Herrikoa remontent à plus d’un an, tu te souviens, nous en avons parlé. Nous avions convenu avec Marie-Claire que je lui ferais part de
l’état d’avancée du projet régulièrement. Un entretien était prévu courant Février pour préparer le passage devant la commission au mois de mars 2007.
Le calendrier de nos entretiens fut respecté, mais un élément imprévu de dernière minute vint bousculer mes plans initiaux.
Kirikino : Encore un nouveau rebondissement ! De quoi s’agit-il cette fois ?
Jean : J’avais prévu une installation sur la commune de Larressore mais également sur un bâtiment bien placé sur la commune d’Espelette qui m’aurait permis par le biais de
visites dégustations de réaliser une bonne partie de mon chiffre d’affaires.
Tandis que je me prépare à solliciter à nouveau mes futurs partenaires financiers, je m’enquiers de la disponibilité de ce local sur Espelette. Et là, c’est la douche froide, car le
propriétaire consulté par de nombreuses personnes a décidé de confier la gestion de cette location à une agence immobilière.
Kirikino : Laisses-moi deviner la suite. L’agence propose cette location au plus offrant et tu ne peux t’aligner sur les prix demandés.
Jean : Tu y es presque. En fait l’agence, je la contacte personnellement (car vois-tu elle « perd » la liste des personnes communiquée par le propriétaire) mais
le local est déjà loué pour un montant 70% plus élevé que celui dont nous avions parlé avec le propriétaire.
Je suis déçu mais réaliste : le montant de la location demandée dépasse mes moyens. Toujours ce même problème de pression foncière dont nous avons déjà parlé…
Kirikino : Oui, je vois. Tout de même en milieu rural, il faut réaliser un sacré chiffre d’affaires pour rentabiliser ces locaux. Enfin… Revenons à tes futurs entretiens
avec les banques, comment gères-tu cela ?
Jean : Je révise immédiatement l’ensemble de mes comptes prévisionnels et étudie une nouvelle fois une hypothèse que j’avais écartée dans un premier temps car elle se
révèle beaucoup plus gourmande sur le plan des besoins en fonds de roulement.
Mercredi 5 septembre 2007
Kirikino : Résumons la situation : tu nous indiques vouloir démarrer ton activité sur la commune de Larressore, mais si j’ai bon souvenir, tu as également évoqué une
possible installation sur la commune voisine d’Espelette.
Jean : Oui, tu as tout à fait raison. Si le local dont je dispose sur Larressore m’autorise enfin le démarrage de l’activité, il ne convient malheureusement pas à la
totalité de mes besoins. D’une part en raison de sa superficie : 82 M2 et enfin sa localisation.
Kirikino : Expliques voir ?
Jean : Très simple : la taille de l’atelier sera vite un facteur limitant.
J’envisage la fabrication de plusieurs boissons différentes, donc il me faudra jongler avec plusieurs cuves. Il s’agit également d’entreposer des stocks de bouteilles et n’oublions pas que le
temps de stockage de mes hydromels est long, donc mes besoins en cuves et entreposage de barriques occupent pas mal de place au sol, sans parler des fût de miel.
Kirikino : Je te suis. Et en ce qui concerne la localisation ?
Jean : Le local est situé dans une zone peu passante du village. Un endroit calme et idéal pour les gens qui y vivent, ou même pour un atelier de charpente, mais
difficilement envisageable pour un commerce.
Kirikino : Car tu envisages la vente au détail ?
Jean : Oui en effet.
Kirikino : Dans ce cas une implantation sur un village comme Espelette qui affiche un taux de fréquentation aussi élevé, est en effet une solution. Mais qu’en est-il de
cette hypothèse ?
Jean : .Au jour d’aujourd’hui, elle a tout simplement capoté.
Kirikino : Dur j’imagine. Tu nous décris la situation dans un prochain
billet.
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