Samedi 1 décembre 2007

Vous pouvez maintenant lire le conte dans sa totalité en cliquant ici.

lettrine-L6.jpg
Le peigne irradiait d’une lumière dorée fascinante, dont l’eau se chargeait de reflets opalescents.
Le calme revenu, Unaï abandonna son refuge végétal pour les rives de la vasque.
Dans les profondeurs de celle-ci, il pouvait observer à loisir le saumon immense se gaver d’un menu fretin attiré par la lumière que dégageait le peigne. Le poisson à l’évidence satisfaisait un appétit vorace : un goujon par  ci, une ablette par là, suivis après un passage éclair en surface, d’un gobage d’éphémères et autres insectes également attirés par la luminescence de l’eau.
Le manège dura ce qui sembla à Unaï un temps infini : gardon par ci, grenouille par là…

Pendant ce temps, le peigne perdait de son éclat. La lumière s’amenuisait au fur et à mesure des évolutions du poisson. Enfin, le saumon rassasié, se saisit du peigne dans la semi pénombre qui maintenant gagnait les profondeurs de la vasque. Il disparut, et l’eau retrouva sa couleur turquoise d’origine.

On ne distinguait rien, ni du fond, ni du saumon, rien qui permit de soupçonner en ces lieux la présence d’un animal aussi fabuleux.
par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 30 novembre 2007

Vous pouvez maintenant lire le conte dans sa totalité en cliquant ici.  

lettrine-L7.jpg
  L’attente ne fut guère longue.
Une femme belle, belle comme, comme…
Les mots et les qualificatifs manquaient à Unaï, tant l’apparition était saisissante, merveilleuse…
Soulignons également que la richesse de vocabulaire n’était pas son fort…
Une joyeuse troupe de petits êtres s’agitait autour d’elle, chantant, dansant, soufflant dans des pipeaux, frappant de minuscules tambourins dans une musique à te rendre l’âme joyeuse.
La belle, parvenue sur la pierre plate se saisit de l’objet abandonné par le saumon et s’en peigna son immense chevelure.
Allongée sur la pierre, elle se peignait délicatement. Ses cheveux brillaient comme l’or fin, et chose surprenante, communiquaient leur halo au peigne au fur et à mesure de ses allées et venues dans la chevelure soyeuse.
Le spectacle était surprenant de beauté et d’harmonie, même pour un être fruste comme UnaÏ. Il contemplait le tout avec délices tout en ingurgitant de temps à autre une poignée de myrtilles ou de framboises qui s’offraient généreusement à satisfaire une faim passagère.

L’aube ne tarda pas à poindre. Du pipeau de celui qui paraissait être le chef des musiciens sortit alors un son strident. La musique cessa soudainement ; la belle, d’un geste élégant lança son peigne dans la vasque, et le petit attroupement disparu aussi soudainement qu’il était apparu.




par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 29 novembre 2007


Vous pouvez maintenant lire le conte dans sa totalité en cliquant ici.


lettrine-L2.jpgL'implantation de nouveaux arrivants, dans les lieux les plus accessibles, conduisait Unaï à s’enfoncer chaque fois plus profondément dans la forêt. Ce qui, penses bien, ne le gênait nullement.
Ce mois de juin, il travaillait sur un nouveau chantier. Les conditions de travail étaient plus difficiles qu’à l’ordinaire du fait du relief. Aussi le soir venu, Unai appréciait-il son bain quotidien dans les eaux fraîches du torrent qui grondait en contrebas.
Ce jour-là, il s’abandonna aux caprices du courant qui l’entraîna après une course mouvementée, jusqu’à une vasque profonde aux eaux turquoises.
Unaï regagna la rive.
Ce lieu, encaissé, respirait le calme et la beauté. Face à lui, sur l’autre rive se dressait un imposant bouleau.
Droit comme un I, il semblait en occuper le centre.
Une sensation étrange l’envahit, qu’il n’avait jamais expérimentée auparavant.
Il s’allongea sur le gravier de la petite plage.
Il contempla les rayons obliques du soleil couchant danser dans le feuillage des hêtres.

Dans la lumière, aux couleurs chatoyantes, évoluait une multitude d’insectes.
La fatigue évacuait son corps doucement, lentement. Unai se sentait bien comme jamais ; il s’endormit.

Il se réveilla en pleine nuit.
Enfin façon de parler, la pleine lune éclairait la rivière d’une lumière diaphane, tant et si bien que l’on y voyait presque comme en plein jour.
Les eaux de la vasque brillaient doucement.
Unai, assis en tailleur, s’émerveillait du spectacle qui s’offrait à ses yeux.
Soudain, les eaux de la vasque s’agitèrent d’ondes concentriques. Un saumon énorme remontait des profondeurs de la vasque vers la surface. La tête du fantastique poisson émergea. Unaï crut distinguer un objet dans sa gueule.  Puis d’un bond élégant, le poisson jaillit des eaux, abandonnant la chose qu’Unaï avait cru discerner dans sa bouche sur une roche plate, en bordure de la cascade.
Le temps de dire plouf, et le poisson disparaissait dans un geyser de gouttelettes dans les profondeurs de la vasque.

Unaï confondu, désira s’enquérir de l’objet sur la vasque, mais une lueur, puis une musique étrange jaillirent de nulle part, ce qui l’en dissuada.
La lueur grandissait et le son de la musique s’amplifiait.
Unaî, surpris par le phénomène, se réfugia dans les fourrés de myrtilles et de framboisiers qui abondaient.
 
par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 28 novembre 2007

 
Vous pouvez maintenant lire le conte dans sa totalité en cliquant ici.

lettrine-L3.jpgLa fréquentation des femmes : pauvre Unaï …
Non pas qu’il soit vilain garçon, bien au contraire. Bien bâti et joliment charpenté, un sourire aux dents saines illuminait un visage… terne, il faut bien le dire, terne, bien terne.
Enfin terne, noiraud voire sale… Que veux-tu que je te dise : on ne manipule pas du charbon comme de la farine.
L’intensité des efforts à fournir, la surveillance du foyer, contraignaient Unaï à  travailler le plus souvent torse nu. Aux morsures du soleil, il fallait ajouter la poussière du charbon de bois qui, mêlée à la sueur, s’incrustait profondément dans la peau.
Bien qu’il fut d’un naturel propre et qu’il se lavât dans les cours d’eau une fois sa journée de labeur achevée, il avait beau se frotter à se meurtrir la peau, son teint ne retrouverait jamais celui d’origine. C’était comme cela, il lui fallait vivre avec…

Je vois à ton expression, que tu l’imagines en pleine misère sexuelle…
Détrompes-toi, cela ne se passait pas trop mal pour lui.
Lorsqu’il se rendait au village, il se trouvait toujours quelque rustaude, qui préférait sa peau fanée à l’odeur d’étable ou de poisson que dégageaient d’éventuels soupirants.
Son problème résidait davantage dans son cadre de vie. Aucune des pauvrettes auxquelles il proposait l’aventure, même parmi les plus hardies, n’était disposée à partager sa vie dans la solitude des bois et des bêtes sauvages.
Voilà, c’est tout simple comme explication.
On s’aventurait en lisière des futaies, pour ramasser du bois mort pour une flambée, des baies ou quelques champignons, mais jamais, on ne s’enfonçait au cœur de la forêt : un monde peuplé de mauvais esprits, de sylvains, de créatures fantastiques et autres billevesées.
La vie était tellement simple dans la vallée : on cultivait quelques arpents de céréales, on élevait un peu de bétail qui servait de monnaie d’échange avec les villages voisins, et surtout, on vivait de la pêche du saumon qui remontait en abondance les cours d’eau des environs.
Une vie simple, tranquille sans aléas majeurs. Monotone et saisonnière sans doute, car elle dépendait de la fraie des saumons, mais qui plaisait au plus grand nombre.
Au plus grand nombre, sauf à Unaï, qui se complaisait dans la quiétude des bois, dans le chant des montagnes escarpées…
Mais, l’indépendance se paie au prix fort. Unaï en savait quelque chose. Et cette question d’âme sœur, même si il ne se la posait pas en des termes aussi poétiques, lui taraudait l’esprit, à défaut d’autre chose.

Les années passaient, la communauté prospérait.
À défaut d’emplacements vacants dans la vallée, de nouveaux foyers voyaient le jour sur les contreforts de la montagne. L’air embaumait le copeau de hêtre, et cette odeur si caractéristique des fumoirs à poissons.

Unai, quant à lui, menait toujours la même vie solitaire. La demande en charbon de bois augmentait, et les cours progressaient de pair, ce qui eut pu améliorer ses conditions de vie.
On pouvait d’ailleurs juger de son aisance à son équipage de mules et chevaux de bâts. Des bêtes magnifiques, bien entretenues, aux harnachements chamarrés, aux clarines tintinnabulant joyeusement tandis qu’il effectuait ses livraisons de charbon, deux fois l’an, comme à l’accoutumé.
Mais Unai devenait de plus en plus terne, de moins en moins loquace. Son magnifique sourire, qui jadis brillait comme un phare dans la nuit, il le réservait maintenant à ses poulains et aux animaux sauvages.
Certes, on lui achetait volontiers son charbon, mais la communauté le considérait comme un marginal, certains le qualifiaient même de sorcier.
Quel homme digne de ce nom pouvait ainsi vivre isolé comme une bête sauvage.



par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 27 novembre 2007

Jean : Désolé, Kirikino, mais il va te falloir assurer le suivi du blog en solo durant au moins trois semaines, un mois.

Kirikino : Un mois, mais c’est une éternité pour moi. Que se passe - t’il ?

Jean : Tout simplement une montagne de travail que j’ai du mal à traiter et le retard s’accumule, s’accumule…

Kirikino : Je vois ça d’ici, en effet ! Mais je suis incapable d’aborder un sujet tout seul, moi ! Souviens-toi que mon rôle, mineur, dans toute cette histoire, se résume tout simplement à entretenir ta flamme, à entretenir ta motivation par mes questions…

Jean : Justement, c’est bien ce que je te demande : entretiens la flamme !
Tu connais le dicton : « le hérisson, un piquant, une histoire ! »

Kirikino : Connais pas celui-là. Tu l’auras sûrement inventé pour les besoins de la cause…

Jean : Cesses donc de tergiverser. Alors, tu assures la continuité ou pas ?

Kirikino : Entendu je te propose un conte lunaire, sur une période de 28 jours. Cela te convient-il ?

Jean : Parfait ! Super ! Je te revaudrais cela Kirikino..

Kirikino : Bien je te le raconte à l’ancienne, genre « Il était une fois et ainsi de suite»…

Jean : Super, j’adore… Prends ton temps, installes-toi confortablement !
Vous pouvez maintenant lire le conte dans sa totalité en cliquant ici.


par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 27 novembre 2007

lettrine-I2.jpgLe Conte lunaire de Kirikino

Il était une fois un bûcheron ou plutôt un charbonnier qui répondait au nom de Unaï. Il passait le plus clair de son temps dans la forêt à abattre des hêtres, qu’il débitait en bûchettes. Il érigeait par la suite ces pièces de bois en de grandes meules, sur une petite parcelle, préalablement défrichée et aplanie pour les besoins de l’usage, au cœur même de la forêt.
Une fois sa pile de bois terminée, il recouvrait l’ensemble de feuilles sèches puis de terre. Un travail harassant ainsi que tu peux l’imaginer, mais qui ne rebutait pas Unaï, un garçon un peu fruste certes, mais vaillant, vaillant et courageux…
Enfin, il boutait le feu à l’ensemble qui se consumait lentement pour donner un charbon de bois, qu’il livrait deux fois l’an à un marchand du village, en bas, dans la vallée.
Le commerce des hommes en ces lieux retirés était des plus rares : un jeune garçon conduisant quelques pourceaux pour glaner faînes et châtaignes, un voyageur égaré avec qui il partageait un repas frugal…
Quant au commerce des femmes…
 
 
   Vous pouvez maintenant lire le conte dans sa totalité en cliquant ici.
 
par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander

Présentation

Derniers Commentaire

  • 13/05/2008 22:33:07
    johal
  • 12/05/2008 13:05:54
    mimik
  • 12/05/2008 11:36:53
    johal
  • 12/05/2008 09:51:43
    johal
  • 09/05/2008 18:24:21
    johal

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
définition blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus