Dimanche 26 octobre 2008

  1. A titre d’anecdotes, voici relevées dans le « Dictionnaire des institutions, mœurs et coutumes de la France » des pratiques , curieuses,  voire barbares pour le contemporain du XXI° siècle, mettant en scène la cire d’abeille.
  • L’amende honorable
  • L’amende honorable consiste pour le condamner à avouer publiquement le crime pour lequel il a été jugé. Il peut être fait amende honorable directement à l’audience en présence des parties lésées et des juges.
  1. Mais il existe une forme plus infamante abolie par le code pénal de 1791, dans laquelle la cire joue le rôle d’intercesseur auprès des autorités supérieures et qui consiste en la suivante :
  1. « (…) le condamné était conduit par le bourreau, sur une place publique, souvent en face d’une église, tête nue et pieds nus, en chemise la corde au cou, tenant en main un cierge de cire jaune, et portant sur le dos un écriteau. Là, il lisait une formule commençant par ces mots : Je demande pardon à Dieu, au roi et à la justice…"
  1. Le cadavre de l’homme assassiné demande vengeance
  1. Voilà une pratique des « temps barbares », issue du droit germanique par laquelle le cadavre d’un homme assassiné demandait lui-même vengeance…
  1. « (…) Lorsqu’on ne pouvait conserver le cadavre tout entier, on lui coupait la main droite et on l’apportait devant le juge. Plus tard, cette coutume parut odieuse, et on permit aux parents, au lieu d’apporter la main sanglante du mort, de présenter une main de cire qu’ils plaçaient sur une épée nue, et déposait devant le tribunal »
  2. L’auteur précise que « (…) La croyance populaire que le cadavre accusait son meurtrier durait fort longtemps au Moyen Age (…) »
  1. On retrouve dans cette pratique une des applications de la céroplastie, à des fins biens particulières…
Découvrir de nouveaux articles sur la cire d’abeille et ses usages
  • Source et bibliographie

  • Dictionnaire Historique des Institutions, Mœurs et Coutumes de la France / A . Chéruel / Librairie Hachette et Cie / Paris / 1855
par Kirikino publié dans : Cire d'abeille et usages
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 25 octobre 2008

  1. Marcher sous la pluie
  2. Cinglé par les gouttes d’eau
  3. Mouillé mais heureux

  1. Titre de la photo : Averse - Pays Basque
  2. Photo :J. Irubetagoyena                    
  3. Haïku : Kirikino

par Kirikino publié dans : Haïku Photo
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 24 octobre 2008

  • À l’occasion de la foire des producteurs régionaux dans le cadre de Slow Food à Saint Jean de Luz, une série d’entretiens réalisée par Mikel Etxebarria pour la radio numérique Radiokultura.com.

  • Le 20 septembre dernier, nous vous avions informé de notre présence à la manifestation organisée par Slow Food Bizi Ona sur le port de Saint Jean de Luz.
  • Ces rencontres sont généralement l’occasion de nombreux contacts intéressants. Cette année fut particulièrement riche, car en plus de cela, et à brûle pourpoint, j’ai eu le plaisir de répondre aux questions de Mikel Etxebarria de Radiokultura.com, sur l’activité récente de Kirikino Ilargian.
  • Pour situer le contexte dans lequel cet entretien a été enregistré, il faut vous imaginer une foire un beau jour de septembre, fréquentée par de très nombreuses personnes, venues découvrir les produits d’artisans et producteurs dans un cadre sympathique. La déambulation des passants est donc continuelle, et l’entretien sera entrecoupé à plusieurs reprises par des dégustations, même si la grande qualité du montage le laisse peu ou pas transpirer…

  • Quelques mots au passage sur la radio numérique Radiokultura.com

  • Radiokultura est une radio associative bilingue née de la volonté de créer des passerelles entre les univers linguistiques  bascophones et francophones, à destination d’un jeune public bien plus enclin à l’écoute et aux nouvelles technologies de l’information qu’à la lecture classique sur support papier.
  • Mais plutôt que de vous décrire cet outil interactif, je vous propose de le découvrir par vous-mêmes en cliquant tout simplement sur le lien suivant : Radiocultura.com.
  • Pour écouter les émissions consacrées à Kirikino et à ses hydromels, il vous suffira de cliquer à l’intérieur du site sur la rubrique « reportages à la carte », de faire défiler la bande latérale pour identifier sur la liste les deux émissions pour l’instant mises en ligne, ou bien tout simplement de taper kirikino dans le module de recherche en haut de la page à droite.
  • Profitez de la visite pour découvrir de nombreux autres sujets ou pourquoi pas vous initier à la langue Basque.
  • Vous le verrez Radiokultura.com, vous permet tout cela…

par Kirikino publié dans : Brève info
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 23 octobre 2008

  1. Gangue verte écrue
  2. Enfantées jours de grands vents
  3. Noix roulent au sol
  1. Titre de la photo : Noix - Pays Basque
  2. Photo :J. Irubetagoyena                    
  3. Haïku : Kirikino
par Kirikino publié dans : Haïku Photo
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 22 octobre 2008

  • La cire d’abeille, matériau renouvelable d’extraction aisée, en raison de sa malléabilité, permet la reproduction fidèle d’objets et même de pièces anatomiques.
  1. L’art de modeler avec de la cire

  2. L’art du modelage à la cire est pratiqué de longue date, et, il est à croire que les Anciens en détenaient une grande maîtrise.
  3. Le grand poète lyrique grec Anacréon consacre d’ailleurs sa 10° ode à un « amour de cire »
  4. Pline (XXXV, 44, 1) rapporte que le sculpteur Lysistrate de Sicyone, un siècle plus tard, moulait les visages en plâtre, garnissait les moules obtenus de cire, et formait de la sorte un modèle, qu’il pouvait retoucher.
  5. Ptolémée Philopator (roi d’Egypte entre 221 et 205 avant J.C) piégea de la sorte le philosophe Sphaerus en lui présentant des grenades en cire si ressemblantes que ce dernier avança la main pour s’en saisir, réfutant ainsi sa doctrine sur la vérité des images reçues par la vue.
  6. Pour les fêtes d’Adonis, célébrées à une période ou la végétation était peu avancée, les Grecs disposaient dans les maisons un petit jardin composé de couronnes, fleurs et fruits de cire.
  7. Les Romains plaçaient dans les vestibules de leurs maisons, des bustes de leurs ancêtres en cire.
  1. Le recours à la céroplastie perdure au Moyen Age.
  1. Au Moyen Age, l’art sacré avait grand recours à cette technique pour modeler le visage des saints, ou encore pour réaliser des figures votives dans les églises, figures sur lesquelles on appliquait de la couleur.
  2. Certains avaient de même recours à la technique pour modeler des figurines de cire destinées à l’envoûtement…
  1. La préparation de pièces anatomiques

  2. Au XVII° siècle, la céroplastie trouve une nouvelle application en médecine. La disponibilité des cadavres faisant défaut, l’art de reproduire certaines parties du corps en cire se développe, technique dans laquelle s’illustra Gaetano Zumbo.
  3. Une école de céroplastie anatomique se développe en Italie au XVIII° siécle grâce à Felice Fontana avec pour objectif de fournir des modèles « inodores et incorruptibles de la merveilleuse machine humaine ».

Découvrir de nouveaux articles sur la cire d’abeille et ses usages
  • Source et bibliographie :

  • Corps de l’observateur et corps observé. La représentation esthétique dans la dermatologie de Jean-Louis Allibert (1768-1837) / Elena Pasquinelli /Mémoire de DEA de l’école des Hautes Etudes en Sciences Sociales –Centre Koiré / Juin 2001
  • Encyclopédie Imago Mundi

par Kirikino publié dans : Cire d'abeille et usages
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 21 octobre 2008

  • Toisons parfumées
  • De suint et d’odeurs des foins
  • Brebis en chemin


  1. Titre de la photo : Transhumance - Pays Basque
  2. Photo :J. Irubetagoyena                    
  3. Haïku : Kirikino

par Kirikino publié dans : Haïku Photo
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 20 octobre 2008

  • Samedi 20 Octobre 2008 le BasqueCamp 2 réunissait une trentaine de participants dans les locaux de l’ESTIA à Bidart.

  • Samedi 20 heures : le BasqueCamp se termine autour d’un pot. Nous sommes installés sur la terrasse d’un café, face à l’océan. Avec la tombée de la nuit, la fraîcheur du vent marin tombe sur nos épaules.
  • Certains frissonnent, d’autres se couvrent d’une petite laine. Mais peu importe le froid, la passion des échanges alimente la flamme…
  • Quelques instants plus tard, je me retrouve seul au volant de ma voiture. Je conduis lentement, l’esprit toujours dans les locaux de l’ESTIA. J’essaie de faire le point : « Que m’a apporté cette journée ? »
  • À chaud, les pensées se  bousculent : trop riche, trop dense, trop de nouvelles pistes à explorer.
  • Me vient alors cette conclusion hâtive : «Arrête donc de te triturer les méninges, laisse tout cela décanter, reposer et mûrir doucement …»

  • Je dois vous avouer que je n’ai pas grandi avec un ordinateur dans les mains (mais pour ceux qui visitent régulièrement ce blog vous l’aurez sûrement compris, il y a fort longtemps), que je suis venu à l’informatique tard, fort tard pour des besoins professionnels. Aussi samedi dernier, tandis qu’un soleil rougeoyant se levait sur le Baïgura, en chemise légère car il soufflait un vent du sud fort agréable, annonciateur d’une belle journée d’automne, vous comprendrez aisément que je rechignais quelque peu à m’enfermer dans une salle d’amphi…
  • Mais tout cela s’est bien vite dissipé…

  • Des gens passionnés qui communiquent le plus simplement du monde …

  • Si vous visitez la page Wiki du Basquecamp 2 (ce à quoi je vous engage), vous aurez compris que l’esprit qui anime ces rencontres est le suivant : « tous participants ».
  • Ma contribution se limitant à la prise de quelques photos, je me suis transformé, tous pores dilatés en « éponge » pour m’imprégner du discours des intervenants, m’imbiber des propos échangés…
  • Chose merveilleuse, tous les participants, professionnels ou amateurs éclairés, utilisent un langage compréhensible par tous, se mettent à la portée de l’usager peu éclairé que je suis.
  • Et là, je demeure admiratif.
  • Je suis également animé par la passion de mon activité, dont la compréhension des phénomènes et étapes de production relèvent de l’entendement d’un enfant de huit ans, aussi, « chapeau bas messieurs » pour la qualité de vos interventions, pour votre faculté à rendre intelligible des outils qui apparaissent au premier abord si compliqués.
  • Internet fourmille d’outils et de ressources d’une diversité et d’une richesse incroyable. La magie du Basquecamp 2 réside dans le fait, que les participants qui ont exploré certains de ces outils, se déplacent (et pour certains de fort loin), décortiquent le fonctionnement de l’application, vous font partager leurs expériences, répondent à vos questions, découvrent un cheminement inattendu apporté par un autre participant… Et l’échange se nourrit ainsi naturellement…

  • L’impact d’une telle journée repose également sur la qualité de l’organisation…

  • Bien entendu pour que la magie opère, il faut que l’organisation soit de qualité.
  • Remercions au passage l’ESTIA pour la mise à disposition de locaux superbement équipés, mais également « les petits bras » (je pense à Mathilde, Julie, Thierry…), vous savez, ces gens qui s’occupent des tâches ingrates de préparation, d’organisation préalables qui rendent le déroulement d’une telle journée si plaisant.
  • Enfin qui dit Basquecamp, dit la réunion de personnes porteuses chacune d’une double culture différente : Basque et Espagnol ou Basque et Français. Il se trouve dans le groupe, des gens qui partagent les trois, ou seulement une…
  • En un rien de temps un système de traduction simultané se met en place, et personne n’éprouve de frustrations dues à l’incompréhension de la langue utilisée.
  • Derniers petits mots pour remercier nos amis du Sud, plus expérimentés que nous dans l’organisation d’un tel événement (ils sont à l’origine du premier Basquecamp ), pour leurs aides, leurs présences, leurs apports…
  • Basquecamp 2vient de se terminer, et voilà déjà, il est fait mention de Basquecamp 3…
  • Basquecamp : une affaire à suivre…

par Kirikino publié dans : Vie du blog Kirikino
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 19 octobre 2008

  • L’automne : quitter
  • Les estives à regrets
  • Sabots poussiéreux

  1. Titre de la photo : Descente d’estives - Pays Basque
  2. Photo :J. Irubetagoyena                    
  3. Haïku : Kirikino

par Kirikino publié dans : Haïku Photo
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 18 octobre 2008

  1. Au cours de l’Antiquité, la conservation des corps en vue de l’inhumation est une préoccupation de nombreux peuples. Le recours à la cire d'abeille va permettre la conservation des dépouilles.
  • Hérodote rapporte le cas des »(…) Perses qui enduisent le corps des morts de cire, après quoi ils l’enterrent. »
  • Si en Egypte ancienne, la momification des corps relève d’une maîtrise incontestable de thanatopraxie, les pratiques de certains peuples voisins sont moins connues.
  • Hérodote (encore…) rapporte l’inhumation de rois Scythes. On notera au passage, l’usage de la cire d’abeille pour la conservation de la dépouille dans un contexte rituel funéraire bien particulier :
  1. «  (…) La sépulture des rois scythes est dans le pays de Gerrhus, où le Borysthène commence à être navigable ; là, lorsque leur roi meurt, ils font une grande excavation carrée ; dès qu’elle est prête, ils enlèvent le corps après l’avoir enveloppé de cire, ouvert, nettoyé, rempli de souchet pilé, de parfums, de graine de persil et d’anis ; et, après l’avoir recousu, ils le conduisent en chariot chez une autre tribu. Ceux qui reçoivent le cadavre, comme les Scythes royaux qui l’ont amené, se coupent un bout d’oreille ; il se taillent en rond la chevelure ; ils se font des incisions autour des bras ; ils s’écorchent le front et le nez ; ils s’enfoncent des pointes de flèches dans la main gauche. De là, ils transportent en chariot le cadavre du roi chez une autre tribu qu’ils gouvernent ; les premiers chez qui ils sont allés les accompagnent. Lorsqu’ils ont porté le corps parmi toutes les tribus, ils finissent par les Gerrhons les plus lointains de ceux qui leur sont soumis, et ils arrivent aux sépultures. Alors ils déposent le mort dans la fosse sur un lit de verdure ; ils l’assujettissent en plantant des deux côtés des dards, et ils étendent au-dessus de lui des poutres qu’ils recouvrent de claies. Dans l’espace vide, ils enterrent l’une de ses concubines qu’ils ont étranglée, et un échanson, un cuisinier, un palefrenier, un serviteur attaché à sa personne, un porteur de messages, des chevaux, des prémices de toutes ces richesses et des coupes d’or ; car ils ne se servent ni d’argent ni d’airain. Pour finir, en rivalisant d’ardeur, ils comblent la fosse et s’appliquent à la recouvrir d’un tertre d’une très grande élévation. »
  1. Voilà pour ce qu’il en est du rituel d’inhumation réservé aux rois scythes. Mais pour autant le rituel funéraire ne s’arrête pas là, car l’année suivante, autour du tertre (dénommé « Kurgan ») :
  1. « L’année révolue, ils reprennent et font ce qui suit : ils amènent les plus zélés de qui reste des serviteurs (ce sont des Scythes de naissance, car ils servent le roi en tout ce qu’il commande, et il n’y a point, chez eux, d’esclaves achetés à prix d’argent), et ils en étranglent cinquante ; ils étranglent aussi cinquante des plus beaux chevaux. De tous ces corps, ils retirent les entrailles ; il les nettoient, les remplissent de paille et les recousent. Ensuite, ils soutiennent, par deux pièces de bois, une moitié de roue dont la circonférence touche à terre ; ils soutiennent de même un grand nombre. Cependant ils traversent de pieux longs et forts les corps de tous les chevaux, jusqu’au col et ils les posent sur les demi-roues, lesquelles supportent en avant les épaules, en arrière le ventre, et laissent pendre les jambes des deux côtés ; à ces chevaux, ainsi maintenus droits, ils mettent des mors et des brides que l’on tend à l’aide de piquets. Enfin sur chaque cheval, ils font monter l’un des jeunes gens étranglés, après que préalablement ils lui ont passé le long de l’épine dorsale un piquet qui, en haut, va jusqu’au menton, et, en bas, s’emboîte dans la pièce qui traverse le cheval. Lorsqu’ils ont placé cette cavalerie en cercle autour du tombeau, ils s’éloignent. »
Découvrir de nouveaux articles sur la cire d’abeille et ses usages
  • Source et bibliographie :
  • Histoires d’Hérodote / Traduction nouvelle avec une introduction et des notes / P. Giguet / Librairie Hachette et Cie / 1860
par Kirikino publié dans : Cire d'abeille et usages
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Présentation

Bienvenue chez Kirikino

    kirikino@neuf.fr
    Charte éditoriale
kirikino haut

Bonjour et bienvenue sur le blog de Kirikino.

Ici, nous allons vous parler de tout ce qui touche de près ou de loin à l’hydromel (parfois même de très loin, car nous sommes d’un tempérament curieux !), à sa production, à son histoire…
Nous vous entretiendrons de dégustation, de gastronomie, mais également de sujets divers relatifs à l’activité peu commune d’une hydromellerie en Pays Basque.
Le tout agrémenté de haïku, tanka et autres contes, auxquels vous êtes cordialement invités à participer.
Bonne visite…

kirikino bas

Dernier Commentaire

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Syndication

  • Flux RSS des articles

    Add to Netvibes
    /a_la_une
    Add to Google
Contact - C.G.U. - Signaler un abus