Dimanche 16 décembre 2007

Bien seul au comptoir
Quand elle franchit l’entrée
Emplit tout le bar

Flotte parfum capiteux
Jusqu’à moi, rien que pour moi.
par Kirikino publié dans : Tanka du hérisson
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Dimanche 16 décembre 2007


Vous pouvez maintenant lire le conte dans sa totalité en cliquant ici.

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 Les enfants de Unai et Laida grandissaient. Ils étaient tous robustes, habitués à la vie des bois, et manifestèrent très tôt un intérêt pour les choses artistiques. Curieusement, chacun d’entre eux développait à sa façon une espèce de don, qui pour la sculpture, la poésie, la musique… que sais-je encore ?
Si Laida s’abstint de tout commentaire quant aux déplacements de Unai les soirs de pleine lune, ce ne fut guère le cas des enfants. Ceux-ci s’interrogeaient sur le motif de ces absences mystérieuses. Ils ne tardèrent pas à presser leur père de nombreuses questions.
Unai parvint durant un certain temps à éluder les demandes, mais les questions se faisaient de plus en plus pressantes, et l’imagination fertile des enfants commençait à nourrir des propos rocambolesques qui commencèrent à l’alarmer.
NaÏa, la plus jeune lui proposa alors de l’accompagner. Unai eut beau évoquer un long voyage, il n’eut raison de la détermination de la gamine. Elle veillerait s’il le fallait, se cacherait, l’épierait, le suivrait à distance si besoin était…
Unai prit alors conscience qu’il lui faudrait tôt ou tard partager son secret, le transmettre…

À l’approche de la pleine lune, la famille se mit en marche.
L’été battait son plein, et les enfants se riaient des difficultés du chemin. Les cours d’eau que l’on traversait étaient l’occasion de baignades, de rires et d’éclaboussures.
Laida quelque peu inquiète au départ se laissait gagner par la bonne humeur que manifestaient les enfants, et très vite, s’abandonna à la joie de cette sortie impromptue.
Lorsqu’ils parvinrent aux abords des falaises, et qu’elle réalisa les acrobaties qu’il leur faudrait accomplir pour atteindre le lieu qu’Unai tout sourire désignait de son doigt, elle traversa un moment de panique.
Mais les enfants ne voyaient dans ces aménagements qu’un fantastique terrain de jeux. Les jambes flageolantes dans les passages difficiles, elle réussit toutefois à atteindre le bas de la falaise, rassurée par l’ingénieux système de contrepoids qui permettrait une ascension aisée au retour.


par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
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Samedi 15 décembre 2007
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Pudique fragon
Un pagne de feuille morte
Masque tes boules











Titre de la photo : Fragon petit houx / Larressore  / Pays Basque
Photo :J Irubetagoyena                    
Haïku : Kirikino

par Kirikino publié dans : Haiku solidaire
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Samedi 15 décembre 2007

Vous pouvez maintenant lire le conte dans sa totalité en cliquant ici.
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Oui ! Je sais ! Tu t’impatientes ! Je suis quelque peu longuet avec mes propos. Il te tarde de connaître la suite, voire peut-être, des détails sur la vasque, ne serait-ce que pour la localiser.
Patience !

L’histoire de Laîda et Unaï est des plus banales. Ils se rencontrent, s’aiment et ont de nombreux enfants.
Enfin nombreux ! La belle n’est plus toute jeune ; ils se contentent de cinq marmots.
Non, l’histoire ne se termine pas là. Comment font-ils connaissance ?
Petits curieux, cela ne vous regarde pas, c’est du ressort de la sphère privée comme l’on dit.
Vous insistez !
Dans ce cas, disons que les peintures d’Unaï agirent comme un aimant. Laïda perçut cela comme la plus belle déclaration d’amour au monde. Quant à Unai, il fut séduit par ses gestes empreints de douceur, par sa candeur.

Outre leur progéniture, de leur rencontre naquit un phénomène artistique. Laîda eut l’idée de tremper son fil dans les couleurs de Unai. Tous deux conçurent alors un projet de métier à tisser. Unai le construisit de ses mains, démontable vous l’imaginez, car il était hors de question d’abandonner cette vie semi-nomade. Laida tissa enfin des pièces de toiles aux motifs étranges et colorés que Unai suspendait au faîte des arbres.
Aux taches de couleurs s’ajoutaient les pièces de tissus. L’ambiance était féerique.
Ces lieux acquirent très vite une réputation insoupçonnée.
Certains disaient, que ces clairières ainsi décorées avaient des pouvoirs thérapeutiques, d’autres que ces endroits étaient protégés par les esprits de la forêt…
Rapidement, et au fur et à mesure que Unai et Laida déplaçaient leurs campements, à chaque solstice, ces lieux voyaient l’arrivée de nouveaux occupants. Des bergers s’installaient, et comme par magie, leurs troupeaux prospéraient.

Quant à Belle des Bois ? Unai lui fut toujours fidèle et sa descendance également, nous le verrons.
Deux à trois jours par mois, il quittait le foyer pour se rendre jusqu’à la vasque en grand secret.

Laïda redoutait ces nuits de pleine lune, car Unaï ne lui donnait aucune indication quant à sa destination, ni quant au motif de son départ.
Il revenait chaque fois porteur d’une fabuleuse énergie créatrice fort communicative.

  
par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
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Vendredi 14 décembre 2007
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Empruntent les fées
Ces allées de feuilles mortes
Vivantes couleurs

- Couleurs égarées -
L'hiver encore et encore
Sous mon manteau gris









Titre de la photo : Sentiers couverts de feuilles mortes / Halsou  / Pays Basque
Photo :J Irubetagoyena                    
Haïku N°1: Kirikino ; Haïku n°2 : Jo

par Kirikino publié dans : Haiku solidaire
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Vendredi 14 décembre 2007

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 Une veuve, qui répondait au nom de Laïda, occupait une petite borde en lisière des bois. Elle avait perdu son mari au cours d’une de ces crues soudaines.
Tandis qu’il travaillait à récupérer ses nasses à poissons, Koxe, son mari, fut emporté par le courant et se noya.
Laïda eut pu aisément intégrer un autre foyer, prêter la main aux activités de salage et du fumage du poisson, car la solidarité était quelque chose de sacré pour la communauté. Mais murée dans sa peine et son chagrin, elle préféra demeurer dans sa petite chaumière en compagnie d’un maigre troupeau de moutons, dont elle filait la laine. Elle acquit ainsi rapidement une bonne réputation de fileuse, et la vente du produit de son travail suffisait amplement à ses modestes besoins.

Deux ou trois ans après le drame, quelques rares prétendants se présentèrent à sa porte, mais elle les éconduisit gentiment ; elle ne se sentait pas disposée à se lancer dans une nouvelle aventure conjugale.
Alors, les jeunes gens l’oublièrent car la région ne manquait pas de jeunes cœurs à prendre.

A trente ans, Laîda n’était pas convenons en, une beauté, mais elle puisait son charme dans la douceur de son regard, dans la discrétion de sa présence.




 
par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
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