Kirikino : L’impossibilité de construire cette hydromellerie sur ta parcelle t’imposait de reprendre les recherches d’un bâtiment à louer, si tu ne voulais pas abandonner
le projet, n’est-ce pas ?
Jean : Oui, c’était cela où abandonner. J’attaquais donc la recherche sous un autre angle : je consultais toutes les mairies proches, je présentais mon projet, dans
certains cas je déposais un dossier explicatif - donc du travail supplémentaire – bref, j’explorais toutes les possibilités qui s’offraient à moi, même les plus incongrues. Je dois reconnaître
dans toutes mes requêtes, j’ai été reçu et écouté avec attention, les gens rencontrés me prodiguant des encouragements, m’organisant pour certains des rencontres avec de nouveaux
contacts.
(À ce propos, je remercie
la pépinière d’entreprise Aldatu à Hasparren (et notamment Ingrid) pour toutes les dispositions
qu’elle a mises en œuvre ainsi que pour son suivi du dossier)
Kirikino : Cette recherche s’étale sur de longs mois, n’est-ce pas ?
Jean : Oui, bien sûr, cela aurait été trop facile.
Dans le même temps, comme je me trouvais souvent en attente de décisions, cela ne m’empêchait pas par ailleurs, d’avancer sur les autres aspects du dossier.
Kirikino : Il est même question à un moment donné d’une association ?
Jean : Je vois que tu es bien renseigné !
Lors d’un entretien avec le maire de Labastide Clairence (merci Mr le maire pour le temps que vous m’avez consacré, et l’intérêt que vous avez porté à mon projet), ce dernier s’est étonné de la
similitude de mon projet avec celui d’un citoyen Anglais, désireux de monter une micro-brasserie. Devant mon intérêt, il arrangea un rendez-vous, qui devait être la base d’un projet
d’atelier commun.
Robin et moi envisageâmes alors l’implantation de cet atelier sur un terrain de la commune de
Labastide
Clairence, splendide petit village médiéval, connu pour son renouveau artisanal, et dont le cadre correspondait pleinement à l’image que nous souhaitions donner à nos boissons
respectives.
Kirikino : Donc de nouvelles études sont engagées ?
Jean : Pas tout à fait, car une fois nos besoins respectifs mis à plat, nous réalisons que la configuration du terrain disponible ne convient pas à l’exercice concomitant
de nos activités. De plus se posent certaines contraintes techniques qui rendent l’éventualité difficilement réalisable.
Kirikino : Donc vos chemins se séparent…
Jean : Oui, momentanément, qui sait ce que l’avenir nous réserve.
Je pense que nos activités peuvent être complémentaires, et il ne m’étonnerait guère dans l‘avenir que nous engagions des actions communes. En attendant, je souhaite bonne chance et réussite à
Robin qui vient de trouver un local à Hasparren ou démarrer son activité.
Kirikino : Et en ce qui te concerne, encore une nouvelle déception ?
Jean : Non, car toutes les aventures humaines sont bonnes à prendre. Signalons qu’enfin une solution se concrétisait.
Kirikino : Avant de te laisser, Jean, un petit mot pour Robin : « A quand le plaisir de déguster ta Bob’s Beer Robin ? ».
Dernier Commentaire