Dimanche 28 septembre 2008
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Petit bas-relief en cire, le sceau représentant une image, un texte, permet dés l’Antiquité l’authentification de documents, d’actes…
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Le sceau est l'empreinte d’une image, de caractères dans une matière dure sur une matière malléable
- Utilisé depuis l’Antiquité, avant même l’écriture, le sceau est composé d’une matrice et d’une empreinte indélébile dans de la cire d’abeille de couleur naturelle ou pigmentée à l'aide de
terres finement broyées. Selon l’usage, on incorpore ou non de la résine ou de la poix au mélange.
- Le plomb peut également être utilisé (dans ce cas, on parle de « bulle »), mais, jusqu’au Moyen Age, ce métal est rare en occident, ce qui explique le recours à la cire d’abeille en raison
de ses caractéristiques techniques et de sa durabilité dans le temps.
- Les sceaux cylindres de Mésopotamie (IV° millénaire avant J.C) témoignent d’un usage fort ancien.
- Au second millénaire avant J.C l’anneau sigillaire fait son apparition et sera adopté autant par Rome que par les souverains barbares.
- Au Moyen Age, l’usage du sceau atteint son apogée. Réservé au départ à l’élite aristocratique, il gagne peu à peu toutes les couches de la société, des seigneurs aux paysans.
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Les fonctions du sceau.
- Le sceau va permettre de garantir l’authentification d’un document, d’un acte... Fixé au document, il tient lieu de signature, et permet d’identifier sans conteste l’expéditeur.
- Au début, il est fixé à même le parchemin. En raison de sa fragilité, les techniques évoluent, et les sceaux sont par la suite apposés sur des fibres textiles (cas des diptyques par exemple).
- Mais le sceau autorise d’autres usages. Il permet de sceller des documents ou bien d’interdire l’accès à certains lieux, coffres, récipients pour ainsi garantir l’intégrité, la provenance
ou encore préciser la propriété de l’objet.
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Le recours au papier et à la colle marque le déclin de l’usage du sceau
- A partir du XVI° siècle le recours au papier devient d’un usage courant. Peu résistant, il supporte difficilement le poids d’une telle empreinte. Parallèlement se développent la signature
autographe ainsi que les actes notariés.
- Le recours au sceau est donc de moins en moins sollicité, et lorsque certains actes officiels y recourent (et encore de nos jours), on lui préfère le cachet en cire laqué, plus fin et plus
léger…
- En matière de scellement, le sceau à la cire d’abeille perdure jusqu’au XVIII° siécle tandis que le collage de simples papiers se fait à l’aide de batonnets à base de gomme arabique, sucre
et d’ingrédients divers parfumés.
- Le cachetage à la cire disparaît avec le développement de techniques moins coûteuses, notamment les colles d’os, de dextrine ou encore de glucose.
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Source et bibliographie :
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Marie-Adelaïde Nielen, « Les sceaux », dans Les matériaux du livre médiéval, séminaire de recherche de l’IRHT, M. Zerdoun, dir., Paris, IRHT, 2005
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« Le collage: un moyen ancestral, moderne et durable pour assembler ». / Article rédigé par Michel Barquins (Directeur de recherche au CNRS, laboratoire de
physique et mécanique des milieux hétérogènes, ESPCI, Paris)
Vendredi 26 septembre 2008
- Trois pas en avant
- Pomme fait rouli-roula...
- Finit en gelée…
Mercredi 24 septembre 2008
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Les tablettes de cire de l’Antiquité
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- De fines planchettes de bois (souvent de buis), creusées de cuvettes, reçoivent une couche de cire. Le support ainsi créé, il ne reste plus qu’à former les caractères à l’aide d’un stylet
pour constituer une missive, ou encore un registre comptable… Et si par inadvertance le scribe commet une erreur de saisie, il lui suffit de lisser la cire à l’aide du bout rond du stylet et
d’écrire à nouveau, proprement et sans rature, avec la partie pointue de ce même stylet.
- Avec l’usage, on s’aperçoit rapidement que ces supports peuvent voyager facilement. Il suffit de relier deux tablettes de cire par les côtés, de les refermer et ainsi de protéger les
écrits. Le diptyque vient de naître.
- Pour s’assurer du caractère confidentiel du message, des fils de lin entourent le diptyque et sur leurs extrémités, on coule de la cire sur laquelle on applique un sceau.
- En raison de sa simplicité et de sa commodité d’utilisation, le diptyque évolue rapidement, notamment sur le plan des matériaux : recours à des bois précieux, à l’ivoire (diptyques
consulaires). Des artistes sont sollicités pour sculpter les parties extérieures à l’effigie du consul, et pour y reporter les insignes de sa dignité.
- Petit à petit, ce support conquiert les grands dignitaires de l’église pour donner naissance à une nouvelle catégorie de diptyque : les diptyques ecclésiastiques ou « sacrés » constitués du
double catalogue des vivants et des morts que l’on doit réciter durant le sacrifice…
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Les tablettes de cire médiévale
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- Les tablettes de cire vont être d’un usage courant jusqu’au Moyen Age, dans tout l’occident médiéval.
- Les moines copistes en font un grand usage et les utilisent à titre de brouillon.
- La cire, selon des recettes héritées de l’Antiquité, n’est pas utilisée pure. Elle peut être mélangée à différents produits : de la poix notamment pour qu’elle reste malléable, où
bien, d’autres substances en vue de la teinter.
- Ces pages de bois et de cire reliées entre elles donnent naissances à de gros registres (cas des brouillons des comptes de l’hôtel du roi de France St Louis par exemple...)
- A côté de ces gros registres figurent également des supports plus modestes appelés « carnets », objets précieux que l’on porte à la ceinture et qui servent à noter les faits quotidiens. Ce
support est également décliné en fonction de la taille en « affiches » ou encore en « ardoises », supports permettant l’apprentissage de l’écriture aux enfants.
- Ainsi, par ce biais, sous le couvert de documents scolaires, Héloïse pouvait ainsi échanger sur ces tablettes de cire, une correspondance intime avec Abélard, au nez et à la barbe de
l’oncle Fulbert.
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L’avènement du papier
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- A la fin du XIV° siècle, le papier devient courant et peu cher, et peu à peu détrône la cire. Seules quelques abbayes, jugeant la conservation du papier trop fragile, continuent d’avoir
recours à ce support solide et d’utilisation aisée.
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Source et bibliographie :
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Élisabeth Lalou, « Les tablettes de cire médiévales : support, surface » [intervention du 7 mars 2002], dans Les matériaux du livre médiéval, séminaire de
recherche de l’IRHT,
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Élisabeth Lalou, « Le support de cire [annexe à la séance du 3 novembre 2005 consacrée aux Matériaux de l’écrit] », dans Le manuscrit dans tous ses états, cycle
thématique 2005-2006 de l’IRHT, S. Fellous, C. Heid, M.-H. Jullien, T. Buquet, éds., Paris, IRHT, 2006 (Ædilis, Actes, 12)
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Dictionnaire d’archéologie sacrée / Jean-Jacques Bourrassé Théophilus / Publié par J.P Migne / 1851
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