Bruisse, rugit le torrent –
Gronde l’océan
ajouter un commentaire commentaires (2) créer un trackback recommander
Kirikino : Compte tenu de la situation que tu viens de nous exposer dans le précédent billet, tu écartes le recours à l’achat d’équipements neufs. Tu envisages donc un plan B, ainsi que tu le nommes, qui passe par l’acquisition de matériel d’occasion.
Jean : Tout à fait. J’avais auparavant envisagé cette opportunité, tout au moins pour une partie du matériel. La raison est simple : au démarrage en 2006, je ne peux mobiliser aucun concours bancaire puisque l’immatriculation ne sera effective qu’en 2007, donc je dois financer les équipements de base sur mes deniers. Et cela chiffre vite. Le matériel d’occasion demeure donc une alternative possible. J’ai à cet effet répertorié quelques sites Web spécialisés dans cette activité.
Kirikino : Ainsi tes démarches s’en trouvent facilitées.
Jean : En fait, ce n’est pas aussi simple que cela. Il est effectivement possible de trouver des cuves d’occasion en inox ou autre en région Bordelaise à des prix somme toutes très abordables, mais pour des volumes qui ne correspondent pas à mes besoins. Les capacités des cuves (100 hectolitres et au-delà) sont énormes au regard de la modeste production que j’envisage au démarrage, et les petites cuves, quand on en trouve, s’arrachent à prix fort. Il me faut donc fermer la possibilité de la proximité.
Kirikino : Pourquoi recherches-tu des cuves de moindre capacité ?
Jean : Les raisons sont nombreuses : taille de l’atelier, lancement de l’activité… Mais ma motivation principale demeure la conduite de mes fermentations d’hydromel. Tu le sais, la fermentation alcoolique s’accompagne d’un bilan thermique important, et passée une certaine température, l’évacuation de ces calories peut devenir problématique, notamment lorsque l’on met en œuvre de gros volumes.
Kirikino : Tu nous expliques cela la fois prochaineKirikino : Compte tenu de la situation que tu viens de nous exposer dans le précédent billet, tu écartes le recours à l’achat d’équipements neufs. Tu envisages donc un plan B, ainsi que tu le nommes, qui passe par l’acquisition de matériel d’occasion.
Jean : Tout à fait. J’avais auparavant envisagé cette opportunité, tout au moins pour une partie du matériel. La raison est simple : au démarrage en 2006, je ne peux mobiliser aucun concours bancaire puisque l’immatriculation ne sera effective qu’en 2007, donc je dois financer les équipements de base sur mes deniers. Et cela chiffre vite. Le matériel d’occasion demeure donc une alternative possible. J’ai à cet effet répertorié quelques sites Web spécialisés dans cette activité.
Kirikino : Ainsi tes démarches s’en trouvent facilitées.
Jean : En fait, ce n’est pas aussi simple que cela. Il est effectivement possible de trouver des cuves d’occasion en inox ou autre en région Bordelaise à des prix somme toutes très abordables, mais pour des volumes qui ne correspondent pas à mes besoins. Les capacités des cuves (100 hectolitres et au-delà) sont énormes au regard de la modeste production que j’envisage au démarrage, et les petites cuves, quand on en trouve, s’arrachent à prix fort. Il me faut donc fermer la possibilité de la proximité.
Kirikino : Pourquoi recherches-tu des cuves de moindre capacité ?
Jean : Les raisons sont nombreuses : taille de l’atelier, lancement de l’activité… Mais ma motivation principale demeure la conduite de mes fermentations d’hydromel. Tu le sais, la fermentation alcoolique s’accompagne d’un bilan thermique important, et passée une certaine température, l’évacuation de ces calories peut devenir problématique, notamment lorsque l’on met en œuvre de gros volumes.
Kirikino : Tu nous expliques cela la fois prochaine
Kirikino : Je résume : octobre 2006 démarrage des premières fabrications. Si je comprend bien, les achats de miels et d’équipements étaient d’ores et déjà bouclés.
Jean : Bien entendu !
Kirikino : Procédons par étapes successives, tu veux bien ? Tes besoins en matériel identifiés, tu obtiens les devis correspondants et par voie de conséquence tu confirmes tes commandes.
Jean : Le déroulement des étapes ainsi que tu le décris est proche de la réalité du plan A disons, mais les faits et situations évoluent vite. Tu vas vite t’en rendre compte : j’ai lancé des demandes de devis assez rapidement en effet, car dans tous les cas, ils étaient indispensables à la définition de mon montage financier. Néanmoins, la disponibilité de l’atelier, la réalisation des travaux d’aménagements bousculent le calendrier de démarrage prévu. Comme je ne peux faire rentrer le matériel car je n’ai pas de local ou l’entreposer, je me retrouve aux achats, juste avant le démarrage des vendanges (précoces en 2006, souviens-toi en raison des grosses chaleurs). Et ce n’est pas la période optimale pour obtenir du matériel : les fabricants de cuves sortent d’une année morose en raison de la crise viticole, et les commandes affluent au dernier moment pour des livraisons pratiquement immédiates. Donc, ils sont surbookés, et la livraison des cuves en inox que j’avais prévues s’avère difficile. De plus le prix de l’inox atteint des sommets : il vient de prendre 30 % en quelques mois, et je me retrouve pratiquement hors budget.
Kirikino : Désastreux en effet. Et que fais-tu ?
Jean : Je passe au plan B.
Kirikino : Qui consiste en ?
Jean : En l’achat de matériel d’occasion. Je repousse donc une partie des investissements à fin 2007. Mais il me faut trouver une solution qui m’autorise un démarrage dans les prochains mois, car si j’attends trop, l’hiver en raison de l’abaissement des températures risque de compromettre le bon déroulement de mes fermentations d’hydromel.
Hydromel, ce mot apparaît très souvent dans le blog de Kirikino sans que nous ayons pris la peine de nous arrêter sur les origines du mot.Kirikino : Nous évoquons souvent le mot hydromel. Il serait peut-être souhaitable que nous nous arrêtions sur les origines du mot.
Jean : Tu as raison ! D’autant plus, que me reviennent en mémoire des propos échangés avec une personne, lors d’une manifestation gastronomique, sur l’origine du mot et de la boisson.
Mon interlocuteur me soutenait alors que l’hydromel était une boisson d’origine latine.Kirikino : Est-ce bien le cas ?
Jean : En partie seulement !
Le mot hydromel provient effectivement du latin « hydromeli », qui à son tour serait issu du mot grec plus ancien « hudromeli : hydro+meli » = eau +miel.
Les anglo-saxons différencient « l’hydromel » (ou encore « ydromel ») non fermenté du « mead » : boisson fermentée à base de miel et d’eau, mot également issu du grec « methu » : boisson fermentée.
Mais, les origines du mot hydromel sont sans aucun doute plus anciennes encore et proviendraient de l’Indo-Européen.
Je citerai à ce propos les travaux d’Alain de Benoist sur la parenté des principales langues Européennes, et notamment le passage suivant :
« Les indo-européens pratiquaient le filage, le tissage et aussi l’apiculture : il n’y a pas de mots communs pour l’« abeille », mais il y en a un (melit) pour le « miel », (…) d’où dérive en balto-Slave d’une boisson intoxicante à base de miel, medhu (cf : anglais mead) »*
Kirikino : Intoxicante ! Il parle de l'hydromel là ?
Jean : L’auteur fait sûrement allusion aux boissons comme le soma, l’amrita, l’ambroisie ou encore "l’hydromel poétique" dans lequel les anciens incorporaient des susbtances hallucinogènes.
Rassure-toi, hormis sa faible teneur en alcool, l’hydromel actuel n’est en aucun cas une boisson « intoxicante. »
Kirikino : Bien, bien ... En fait, si je te suis bien, le mot hydromel serait issu d’un substrat commun qui trouverait ses origines dans la nuit des temps.
Jean : C’est plus que probable. Ne dit-on pas que l’hydromel constitue la première boisson fermentée de l’humanité ?
Kirikino : Encore faudrait-il le prouver !
* Source : Alain de Benoist « Indo-Européen : A la recherche du foyer d’origine »
Dernier Commentaire