Mûrissent au chaud soleil
Festin pour oiseaux
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Une découverte archéologique relance les interrogations sur les rapports hommes-abeilles. Israël : un rucher de l’époque du roi Salomon témoigne d’une apiculture organisée.Kirikino : Je constate avec plaisir que tu as décidé d’ouvrir une rubrique apicole au sein de ce blog.
Jean : A vrai dire, je ne suis pas encore prêt. Il me faudra davantage de temps.
Mais comme tu le sais, avec certains amis apiculteurs, ici en Pays Basque, nous avons monté l’association « Nature et Abeilles ». Et je pense que nous traiterons davantage le dossier apicole, par le biais de l’association, avec des liens directs vers le site ou le blog qui sera envisagé.
Kirikino : Je suis quelque peu déçu, mais nous allons attendre patiemment le site de « Nature et Abeilles ».
Pourtant à lire le sujet du jour !
Jean : Oui, en effet. Je tenais à faire écho à une découverte archéologique d’importance.
Le 2 septembre 2007, le professeur Mazar de l’université Hébraïque de Jérusalem, annonçait une découverte d’importance : la présence d’un rucher vieux de plus de 3000 ans sur le site archéologique de Rehov, dans la vallée de Beth-Shean, en Israël.
Ce rucher comprenait une centaine de ruches cylindriques réalisées en torchis, pour une production annuelle d’une demi-tonne de miel selon les experts consultés.
Kirikino : En quoi cette nouvelle est-elle d’importance ? Des ruches peintes sur des céramiques datant des périodes Héllénistique ou Romaine révèlent d’ores et déjà l’existence d’une apiculture organisée, n’est-ce pas ?
Jean : En effet, les archéologues rapportent également les descriptions picturales datant de l’époque pharaonique égyptienne, mais c’est la première fois que des ruches sont mises à jour « in situ ».
Kirikino : Rappelons que les produits de la ruche durant ces périodes sont fort estimés, et réservés à de nombreux usages : le miel en tant qu’aliment, bien entendu, mais également pour la célébration du culte, pour l’usage médicinal…
Jean : N’oublions pas non plus, l’usage de la cire pour la métallurgie, la mégisserie, ou bien encore les tablettes des scribes …
Kirikino : Ces ruches remonterait donc au X° siécle avant J.C
Jean : C’est bien ce que les datations confirment.
Kirikino : Hum, je sens des souvenirs remonter à la surface. Tu connais la région pour y avoir séjourné quelque temps, n’est-ce pas ?
Jean : Tu me ramènes à de nombreuses années en arrière : je connais en effet la région de Beth Shean, mais pas le site de Rehov.
Quant à la région dans laquelle j’ai quelque temps séjourné, elle se situe plus au nord, en Galilée supérieure…
Kirikino : Tu nous parles de ton projet de création d’entreprise depuis bientôt trois mois. Nous en connaissons le nom. Comment a t’il été défini?
Oui : Kirikino Ilargian, son histoire t’intéresse ?.
Kirikino : En effet. Une méthode particulière est-elle à l’origine de ce choix ?
Jean : Tu fais allusion à un quelconque cahier des charges dans lequel on préciserait : secteur d’activité, segment de marché, positionnement marketting, image de marque, etc…
Kirikino : Tout à fait !
Jean : Je te trouve très méthodique tout d’un coup.
Kirikino : C’est sans doute ta fréquentation… Mais cesse de tergiverser. À ce propos et nous le vérifierons par la suite, j’y suis pour quelque chose, et cela flatterait beaucoup mon égo, que ce choix fut réfléchi, à l’image du reste, si tu vois ce que je veux dire.
Jean : Mon pauvre Kirikino, au risque de te décevoir, je dois confesser que, dans ce cas, la méthode s’est avérée des plus empiriques.
J’avais à cœur plusieurs critères, le premier étant d’inscrire le nom de la future entreprise dans la culture locale.
Nous sommes en grande partie l’expression de notre culture, de notre éducation, du pays dans lequel nous grandissons et évoluons…Tous ces éléments ont des répercussions sur notre façon d’agir, de créer, d’imaginer, que sais-je encore ? Pour te donner un exemple : mon hydromel se trouve aux antipodes d’un chouchen Breton (boisson fermentée à base de miel pourtant voisine) non point par volonté de différenciation mais bien plus car nous ne partageons pas, et ce malgré certains points communs, le même héritage culturel.
Kirikino : Si je te comprend bien, il n’y avait selon toi, d’autre alternative que le recours à la langue Basque pour traduire cette volonté que tu viens de nous exposer.
Jean : En quelque sorte oui.
Le deuxième critère correspondait à une forme « d’expression de ma sincérité », si je peux parler ainsi, à cette volonté d’aligner le nom de l’entreprise sur les produits que celle-ci était supposée fabriquer.
Kirikino : Entendu, mais dans les faits, comment cela se traduit-il ?
Jean : Tu connais les deux grandes composantes de l’hydromel : eau de qualité et miel. Quels produits, quelles matières premières plus que l’eau et le miel nous renvoient à l’image de boissons et d’aliments naturels par excellence ? Il me fallait trouver une image qui traduirait cette acceptation tacite, ce garant d’un contrat que je me proposerai de respecter.
Je me devais de trouver un animal, un être vivant, qui deviendrait en quelque sorte cet intercesseur, et dont l’évocation du nom cautionnerait ma démarche.
Kirikino : Et moi, Kirikino, je jouerai ce rôle dans toute cette histoire. Écrasante responsabilité, tu ne trouves pas ? Je demande davantage d’explications dans le prochain billet.
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