- Sous l’écorce - tic -
- Un vers blanc – tic pique tac -
- Pioche le pic-vert.
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander
Kirikino : Dans notre dernière note, tu as nous décrit l’apiculture comme étant une des entrées possibles à l’historique et à la genèse de ce projet de création d’entreprise. Sans forcément nous les exposer de façon exhaustive (car j’imagine qu’elles sont nombreuses), pourrais-tu évoquer une autre entrée, que tu qualifierais de décisive ?Jean : Bien sûr ! Une fois encore il s’agit d’une histoire d’amitié. Parmi mes meilleurs amis figurent un couple de vignerons : Michel et Thérèse. Les gens passionnés se caractérisent à mon avis, par leurs facultés de vous insuffler leur passion, de rendre accessibles des domaines qui de prime abord vous semblent difficiles. Au contact de Michel et Thérèse, je découvrais la magie des fermentations, ces transformations internes d’une substance organique, en l’occurrence, du jus de raisin qui, hormis quelques variétés naturellement parfumées, n’est plus ni moins, consommé en l’état, qu’un liquide sucré certes, acide certes, aux effets diététiques constatés, mais dont l’absorption ne vous laisse jamais qu’une sensation fugace. Et pourtant, laissez ce même moût de raisin, entre les mains de magiciens comme Michel et Thérèse : ils vont cerner cette matière première unique, et par le biais de fermentations naturelles conduites avec amour, d’un élevage minutieux du vin en formation, ils vont sublimer ce liquide somme toute insipide qu’est le moût de raisin, en un divin breuvage.
Kirikino : Si je te comprends bien, c’est donc la transposition de ton intérêt pour la vinification, qui va te permettre d’envisager la fermentation d’un moût de miel en un liquide aussi subtil que peut l’être un grand vin.
Jean : En toute modestie, je dirais oui, étant entendu, que l’hydromel et le vin, bien que tous deux issus de la fermentation alcoolique, ne présentent pas le même registre de saveurs et de complexité. Et c’est bien là que réside tout l’intérêt de la redécouverte d’une boisson comme l’hydromel.
Kirikino : D’accord, d’accord, ne t’emballes pas, nous sommes disposés à te croire. Et si nous développions ce sujet lors d’un prochain billet ? Mais auparavant, il faudrait que tu nous rédiges une de ces petites notes personnelles dont nous avons convenus.
Kirikino : Jean, les lecteurs attentifs auront noté que ton projet de création d’entreprise reposait sur la fabrication d’hydromels et plus généralement de boissons à base de miel.Avant de nous exposer plus en détail les caractéristiques de ce projet, j’aimerais que tu nous décrives la succession de faits à l’origine de cette idée.
Jean : En effet l’idée repose sur une succession de faits avec plusieurs entrées. L’apiculture constitue sans aucun doute l’une de celles-ci.
Kirikino : Peux-tu nous raconter comment tu as découvert cette activité ?
Jean : Bien que je ne sois pas issu d’une famille de paysans, je me suis très jeune, passionné, pour l’activité agricole et conséquence logique, j’ai suivi des études agricoles. Mais l’apiculture ne faisait pas partie de l’enseignement agronomique qui nous était dispensé à l’époque.
Il a fallu un séjour à l’étranger en compagnie d’un ami pour découvrir cette activité, ou plutôt un concours de circonstance. En effet, l’ami en question, Jean-Pierre, se passionna pour cette activité au point d’en faire sa profession lors de notre retour en France.
À la même période, Michel, un autre ami, découvrait une ruchette destinée à la capture des essaims sauvages, abandonnée et bien mal-en-point sur un bord de chemin. Il ramena l’objet chez lui pour satisfaire sa curiosité, et là, dans la chaleur de la cuisine (nous étions en plein hiver), la petite colonie d’abeilles qui survivait se réveilla au point de rendre l’expérience piquante. Quelques morceaux de planches à volet et une poignée de clous plus tard, et une ruche bancale se trouvait installée dans le verger de la maison natale de Michel.
Le printemps suivant, un gros essaim élit domicile dans les combles de la maison de mes beaux-parents. Jean-Pierre me fournit alors une vielle ruche, quelques recommandations et je tentais de récupérer l’essaim. La tentative s’avéra fructueuse mais pas définitive car apparemment la ruche n’était pas au goût des pensionnaires qui s’envolèrent peu de temps après pour une destination inconnue. J’étais alors détenteur d’une ruche de qualité, vide, et Michel d’un essaim docile dans une caisse qui rendait l’âme. Le chemin d’une association de nos moyens respectifs et de nos bonnes volontés s’ouvrait à nous. Nous devenions les détenteurs d’un rucher commun, un rucher modeste, que nous allions accroître en fonction de nos captures d’essaims, et surtout reconnaissons-le, grâce à la persévérance de Michel sur le plan du suivi.
Ce qui nous permet aujourd’hui encore, de goûter aux joies de notre récolte de miel.
Kirikino : Jolie histoire n’est-il pas ? Tu as parlé de plusieurs entrées. Rendez-vous dans deux jours pour découvrir la suite !
Kirikino : Bien, je crois que maintenant tout est en place. On peut réellement démarrer. Tu es prêt.Jean : Oui, je pense. Il doit encore demeurer deux ou trois points que nous aurons involontairement oubliés, mais nous essaierons d’y remédier au fur et à mesure de la publication de nos billets respectifs.
Kirikino : Comment procédons-nous question rythme de publication ?
Jean : Je te propose de publier chaque jour, une note ou un haiku, chacun à notre tour sauf le samedi et le dimanche, dans l’immédiat. Cette petite pause hebdomadaire nous permettra de rédiger et de programmer les publications de la semaine, et éventuellement, de répondre aux questions et commentaires de nos lecteurs. Nous pourrons également, introduire, si le cœur nous en dit, une petite note, que sais-je, une photo, en dehors du programme fixé.
Kirikino : Bien, espérons que cela satisfasse les exigences de nos lecteurs.
Jean : Dans la mesure ou nos propositions ne leur conviennent pas, ils ont toujours la possibilité de nous l’indiquer via notre mail ou les commentaires.
Kirikino : Cela me semble des plus correct. On se lance ?
Jean : Je pense à une chose : et si tu ouvrais la marche avec un de ces haikus dont tu as le secret.
Kirikino : Volontiers, dès demain, je lancerai donc très officiellement mes « haikus du hérisson », puis nous reviendrons à ton projet d’hydromellerie, notamment sur l’idée de départ.
Jean : Entendu !
Derniers Commentaire