Kirikino : On l’a bien compris, la démarche de qualité que tu te fixes passe par une production d’hydromel dans des petites cuves. Finalement ou trouves-tu ces cuves
d’occasion ?
Jean : Tandis que je recherche mes cuves, nous sommes proches des vendanges : la période idèale pour vendre du matériel d’occasion. C’est en effet le moment ou
jamais. Je trouve de nombreuses annonces, mais ces cuves de moins de 30 hectolitres sont très prisées par les vignerons qui cherchent comme moi à faire des petites cuvées de qualité.
Aussi, je suis souvent pris de vitesse sur des annonces isolées.
Kirikino : Cela se présente plutôt mal, dis donc !
Jean : Non. Car en fait je réalise vite que je ne cherche pas au bon endroit. Il me suffit d’élargir mon cadre de recherches pour me rendre compte que je peux trouver mon
bonheur en Bourgogne.
Kirikino : Question proximité, tu repasseras !
Jean : Oui, mais je n’ai guère le choix. J’organise mes rendez-vous le plus rapidement possible, et deux jours plus tard, je me retrouve dans les chais de ces terroirs
prestigieux.
Kirikino : Ou tu trouves enfin ton bonheur ?
Jean : En effet. Dans cette région de grands crus, les vignerons sont équipés de cuves dont les capacités de 10 à 30 hectolitres correspondent en tous points au matériel
que je recherche. Mon choix se porte sur des cuves en métal émaillé, matériel qui a connu son heure de gloire il y a quelques décennies, mais ces cuves en bon état, conviennent parfaitement à
une méthode biologique.
Kirikino : Car bien sûr, tu as recours à des méthodes de production biologique.
Jean : Bien entendu, cela participe toujours de la même logique : autant respecter au mieux les qualités intrinsèques des produits de base, même si l’objectif affiché
pour le moment ne vise pas la certification en bio…
J’ai la chance de rencontrer en Bourgogne des vignerons passionnés et passionnants, qui s’étonnent malgré tout de mes besoins et de la destination de ces cuves. Le courant passe très vite, et
je retrouve ici le même respect de la parole donnée. Ils me réservent leurs cuves. Il me faut maintenant organiser leurs rapatriements en Pays Basque.
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