Vendredi 30 novembre 2007
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Ta plume, palombe
Volontaire oubli, ou bien
Accident de vol











Titre de la photo :  Plume de palombe/ Bois d’Ustaritz/ Pays Basque
Photo :J. Irubetagoyena                    
Haïku : Kirikino

par Kirikino publié dans : Haiku solidaire
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Vendredi 30 novembre 2007

Vous pouvez maintenant lire le conte dans sa totalité en cliquant ici.  

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  L’attente ne fut guère longue.
Une femme belle, belle comme, comme…
Les mots et les qualificatifs manquaient à Unaï, tant l’apparition était saisissante, merveilleuse…
Soulignons également que la richesse de vocabulaire n’était pas son fort…
Une joyeuse troupe de petits êtres s’agitait autour d’elle, chantant, dansant, soufflant dans des pipeaux, frappant de minuscules tambourins dans une musique à te rendre l’âme joyeuse.
La belle, parvenue sur la pierre plate se saisit de l’objet abandonné par le saumon et s’en peigna son immense chevelure.
Allongée sur la pierre, elle se peignait délicatement. Ses cheveux brillaient comme l’or fin, et chose surprenante, communiquaient leur halo au peigne au fur et à mesure de ses allées et venues dans la chevelure soyeuse.
Le spectacle était surprenant de beauté et d’harmonie, même pour un être fruste comme UnaÏ. Il contemplait le tout avec délices tout en ingurgitant de temps à autre une poignée de myrtilles ou de framboises qui s’offraient généreusement à satisfaire une faim passagère.

L’aube ne tarda pas à poindre. Du pipeau de celui qui paraissait être le chef des musiciens sortit alors un son strident. La musique cessa soudainement ; la belle, d’un geste élégant lança son peigne dans la vasque, et le petit attroupement disparu aussi soudainement qu’il était apparu.




par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
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Jeudi 29 novembre 2007
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L’océan souillé
Recrache sur la grève
L’instrument fatal











Titre de la photo :  Plage en hiver / Pays Basque
Photo :J. Irubetagoyena                    
Haïku : Kirikino

par Kirikino publié dans : Haiku solidaire
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Jeudi 29 novembre 2007

Kirikino : Ho ho ! Des nouvelles de ces deux colis postaux pour une invitation à une dégustation gratuite ?

Jean : Ils sont tous deux parvenus à destination, nous en avons l’assurance.
Étonnant qu’une opération aussi modeste puisse engendrer des échanges aussi sympathiques.

Kirikino : Rappelons à tous ceux que le sort a oublié (ainsi qu’aux autres visiteurs du blog), que nous renouvelons l’opération lors de la prochaine lune le 24 décembre 2007.
Découvrez les modalités de participation ou inscrivez-vous à notre news letter pour être informé automatiquement.




par Kirikino publié dans : Brève info
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Jeudi 29 novembre 2007


Vous pouvez maintenant lire le conte dans sa totalité en cliquant ici.


lettrine-L2.jpgL'implantation de nouveaux arrivants, dans les lieux les plus accessibles, conduisait Unaï à s’enfoncer chaque fois plus profondément dans la forêt. Ce qui, penses bien, ne le gênait nullement.
Ce mois de juin, il travaillait sur un nouveau chantier. Les conditions de travail étaient plus difficiles qu’à l’ordinaire du fait du relief. Aussi le soir venu, Unai appréciait-il son bain quotidien dans les eaux fraîches du torrent qui grondait en contrebas.
Ce jour-là, il s’abandonna aux caprices du courant qui l’entraîna après une course mouvementée, jusqu’à une vasque profonde aux eaux turquoises.
Unaï regagna la rive.
Ce lieu, encaissé, respirait le calme et la beauté. Face à lui, sur l’autre rive se dressait un imposant bouleau.
Droit comme un I, il semblait en occuper le centre.
Une sensation étrange l’envahit, qu’il n’avait jamais expérimentée auparavant.
Il s’allongea sur le gravier de la petite plage.
Il contempla les rayons obliques du soleil couchant danser dans le feuillage des hêtres.

Dans la lumière, aux couleurs chatoyantes, évoluait une multitude d’insectes.
La fatigue évacuait son corps doucement, lentement. Unai se sentait bien comme jamais ; il s’endormit.

Il se réveilla en pleine nuit.
Enfin façon de parler, la pleine lune éclairait la rivière d’une lumière diaphane, tant et si bien que l’on y voyait presque comme en plein jour.
Les eaux de la vasque brillaient doucement.
Unai, assis en tailleur, s’émerveillait du spectacle qui s’offrait à ses yeux.
Soudain, les eaux de la vasque s’agitèrent d’ondes concentriques. Un saumon énorme remontait des profondeurs de la vasque vers la surface. La tête du fantastique poisson émergea. Unaï crut distinguer un objet dans sa gueule.  Puis d’un bond élégant, le poisson jaillit des eaux, abandonnant la chose qu’Unaï avait cru discerner dans sa bouche sur une roche plate, en bordure de la cascade.
Le temps de dire plouf, et le poisson disparaissait dans un geyser de gouttelettes dans les profondeurs de la vasque.

Unaï confondu, désira s’enquérir de l’objet sur la vasque, mais une lueur, puis une musique étrange jaillirent de nulle part, ce qui l’en dissuada.
La lueur grandissait et le son de la musique s’amplifiait.
Unaî, surpris par le phénomène, se réfugia dans les fourrés de myrtilles et de framboisiers qui abondaient.
 
par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
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Mercredi 28 novembre 2007
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Ah ! Ces feuilles mortes
Pourquoi choisir l’automne
Pour tomber si drues ?











Titre de la photo : Forêt de hêtres / Banca / Pays Basque
Photo :Antton Irubetagoyena                    
Haïku : Kirikino
par Kirikino publié dans : Haiku solidaire
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Mercredi 28 novembre 2007

 
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lettrine-L3.jpgLa fréquentation des femmes : pauvre Unaï …
Non pas qu’il soit vilain garçon, bien au contraire. Bien bâti et joliment charpenté, un sourire aux dents saines illuminait un visage… terne, il faut bien le dire, terne, bien terne.
Enfin terne, noiraud voire sale… Que veux-tu que je te dise : on ne manipule pas du charbon comme de la farine.
L’intensité des efforts à fournir, la surveillance du foyer, contraignaient Unaï à  travailler le plus souvent torse nu. Aux morsures du soleil, il fallait ajouter la poussière du charbon de bois qui, mêlée à la sueur, s’incrustait profondément dans la peau.
Bien qu’il fut d’un naturel propre et qu’il se lavât dans les cours d’eau une fois sa journée de labeur achevée, il avait beau se frotter à se meurtrir la peau, son teint ne retrouverait jamais celui d’origine. C’était comme cela, il lui fallait vivre avec…

Je vois à ton expression, que tu l’imagines en pleine misère sexuelle…
Détrompes-toi, cela ne se passait pas trop mal pour lui.
Lorsqu’il se rendait au village, il se trouvait toujours quelque rustaude, qui préférait sa peau fanée à l’odeur d’étable ou de poisson que dégageaient d’éventuels soupirants.
Son problème résidait davantage dans son cadre de vie. Aucune des pauvrettes auxquelles il proposait l’aventure, même parmi les plus hardies, n’était disposée à partager sa vie dans la solitude des bois et des bêtes sauvages.
Voilà, c’est tout simple comme explication.
On s’aventurait en lisière des futaies, pour ramasser du bois mort pour une flambée, des baies ou quelques champignons, mais jamais, on ne s’enfonçait au cœur de la forêt : un monde peuplé de mauvais esprits, de sylvains, de créatures fantastiques et autres billevesées.
La vie était tellement simple dans la vallée : on cultivait quelques arpents de céréales, on élevait un peu de bétail qui servait de monnaie d’échange avec les villages voisins, et surtout, on vivait de la pêche du saumon qui remontait en abondance les cours d’eau des environs.
Une vie simple, tranquille sans aléas majeurs. Monotone et saisonnière sans doute, car elle dépendait de la fraie des saumons, mais qui plaisait au plus grand nombre.
Au plus grand nombre, sauf à Unaï, qui se complaisait dans la quiétude des bois, dans le chant des montagnes escarpées…
Mais, l’indépendance se paie au prix fort. Unaï en savait quelque chose. Et cette question d’âme sœur, même si il ne se la posait pas en des termes aussi poétiques, lui taraudait l’esprit, à défaut d’autre chose.

Les années passaient, la communauté prospérait.
À défaut d’emplacements vacants dans la vallée, de nouveaux foyers voyaient le jour sur les contreforts de la montagne. L’air embaumait le copeau de hêtre, et cette odeur si caractéristique des fumoirs à poissons.

Unai, quant à lui, menait toujours la même vie solitaire. La demande en charbon de bois augmentait, et les cours progressaient de pair, ce qui eut pu améliorer ses conditions de vie.
On pouvait d’ailleurs juger de son aisance à son équipage de mules et chevaux de bâts. Des bêtes magnifiques, bien entretenues, aux harnachements chamarrés, aux clarines tintinnabulant joyeusement tandis qu’il effectuait ses livraisons de charbon, deux fois l’an, comme à l’accoutumé.
Mais Unai devenait de plus en plus terne, de moins en moins loquace. Son magnifique sourire, qui jadis brillait comme un phare dans la nuit, il le réservait maintenant à ses poulains et aux animaux sauvages.
Certes, on lui achetait volontiers son charbon, mais la communauté le considérait comme un marginal, certains le qualifiaient même de sorcier.
Quel homme digne de ce nom pouvait ainsi vivre isolé comme une bête sauvage.



par Kirikino publié dans : Conte Lunaire de Kirikino
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Mardi 27 novembre 2007
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Surpris par le gel
Feuillage fait ses adieux
Pleure l’acacia










Titre de la photo : Feuilles mortes dans un ancien lavoir / Halsou / Pays Basque
Photo :J. Irubetagoyena                    
Haïku : Kirikino
par Kirikino publié dans : Haiku solidaire
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Mardi 27 novembre 2007
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Meurt sur la grève
La vague bouillonnante
Roule le gravier

Roulis de galets
Au creux de chaque marèe
Le chant des sirènes





Titre de la photo : Vague / Boucau / Pays Basque
Photo :J. Irubetagoyena                    
Haïku : Kirikino (Haïku N°1) , Jo (Haïku N°2),

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Bonjour et bienvenue sur le blog de Kirikino.

Ici, nous allons vous parler de tout ce qui touche de près ou de loin à l’hydromel (parfois même de très loin, car nous sommes d’un tempérament curieux !), à sa production, à son histoire…
Nous vous entretiendrons de dégustation, de gastronomie, mais également de sujets divers relatifs à l’activité peu commune d’une hydromellerie en Pays Basque.
Le tout agrémenté de haïku, tanka et autres contes, auxquels vous êtes cordialement invités à participer.
Bonne visite…

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