L’abeille n’est pas considérée en Pays basque comme un quelconque animal.
La mythologie Basque offre une place privilégiée aux abeilles (erleak). On la traite avec grand respect et de nombreuses attentions.
Ainsi lorsqu’on s’adresse à elle, on la qualifie de « jolie dame » (andere ederra), et on la vouvoie, contrairement aux autres animaux.
Même chose quand une abeille meurt. On emploie pour cela le même terme (hil) que pour le décès d’une personne tandis que l’on évoquera la perte d’un autre animal (galtze) ou sa fin (akaba). Ces derniers mots sont d’ailleurs tabous pour évoquer la mort des abeilles.
A propos, ne vous aventurez pas à tuer une abeille, car cela serait grand pécher.
Dans certains endroits, on suspend dans le rucher en guise de protection une croix de saule bénie le jour des rameaux…
Enfin nous avons évoqué son importance lors des rites mortuaires. Ainsi avise-t’on les abeilles lors du décès d’un membre de la famille et les invite-t’on à produire de la cire pour les besoins de la cérémonie afin d’accompagner le mort dans son voyage dans l’au-delà.
Dans certains villages, les ruches sont couvertes d’un voile noir et sont invitées ainsi à partager le deuil.
Source et bibliographie :
José Miguel Barandiarán, Dictionnaire Illustré de la Mythologie Basque, traduit et annoté par Michel Duvert, Éditions Elkar
Photo : Abeilles sur un cadre de ruche - Gaizka Iroz
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