De nos jours, les chercheurs s’intéressent aux capacités olfactives exceptionnelles de l’abeille.
Jean : Les abeilles possèdent des capacités olfactives merveilleuses.
Chez l’abeille, les antennes font office de nez et de doigts... Donc, leurs antennes remplissent un rôle tactile mais également olfactif, et lui permettent de se renseigner sur la nature, la forme, la rugosité, la température…
Kirikino : Tu parles d’une prouesse quand tu disposes de 60000 récepteurs sensoriels répartis sur la surface de chacune des deux antennes.
Jean : Envieux, va !
En plus de cela, les abeilles bénéficient d’un odorat exceptionnel, plus sensible encore que celui des chiens par exemple, et d’une capacité à mémoriser les odeurs sans précédent.
Kirikino : Un « nez » de parfumeur en quelque sorte !
Jean : Oui et même au-delà, bien que l’analogie soit intéressante, car la capacité olfactive de l’abeille comme le « nez » du parfumeur demande un apprentissage.
Dans le cas de l’abeille, l’apprentissage envisagé par les chercheurs est mené sur la base du « réflexe de Pavlov » par une méthode « action/récompense ».
On propose donc à l’abeille une odeur, suivie aussitôt après, d’une mise à disposition d’eau sucrée.
On lui présente à nouveau la même odeur, et, on constate que celle-ci tire la langue.
Le conditionnement du réflexe ne prend pas plus de 10 secondes.
Kirikino : Sacrément rapide l’abeille pour l’acquisition des connaissances…
Jean : Oui, en effet ! Et, tiens-toi bien, en plus de se souvenir des effluves, elle est capable de transmettre ce « nouveau savoir » à l’ensemble de la colonie.
Kirikino : God ! Une capacité à faire se pâmer d’envie l’éducation nationale…
Jean : Une capacité que l’homme envisage d’utiliser à des fins militaires…
Photo : "Essaim d'abeilles sauvages" - Jean Irubetagoyena
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