Vu l’importance des besoins en miel et en cire, la surveillance des abeilles sauvages est confiée aux « bigres » qui rassemblent les essaims dans des « bigreries ».
Dans un aveux de la seigneurie de Neauphle, présenté en 1479 au comte de Breteuil se trouve mentionné : « et dusdit fief d’Aubergny dépend un hostel appelé la Bigrerie, ou l’hostel aux Mouches *».
Philippe Marchenay précise ainsi dans son ouvrage « L’homme et l’abeille » que :
« Aux XIV° et XV° siècles, existaient en France des forestiers spéciaux, les bigres, plus anciennement appelés apicularii ou bigri, que le pouvoir royal, les seigneurs laïcs et ecclésiastiques entretenaient pour recueillir les essaims sauvages et les élever dans des ruchers modèles installés soit dans le voisinage, soit au milieu même des bois ; c’étaient les « bigreries » ou « hostels aux mouches **».
Mais toutes les régions ne recourent pas à ces bigres, ancêtres de nos agents forestiers.
Certaines régions ont recours à des « briseurs » ou « brixeurs »
Sources et bibliographie :
*Journal des pharmacies et des sciences accessoires – rédigé par MM Bouillon-Lagrange, Planche, Boullay, Boudet, Virey, Pelletier, Bussy, Soubeiran, Henry -Tome XII – Chez Louis Colas Fils – Paris – 1826
**« L’homme et l’abeille » -Philippe Marchenay / Espace des Hommes / Berger-Levrault /1979
| < Préc | Suivant > |
|---|







