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| "Coucou indicateur" |
Quand un homme et un oiseau font équipe pour localiser des essaims d’abeilles sauvages dans leurs quêtes de miel.
Un témoignage de cette fantastique association homme et animal, motivée par une même quête du miel nous est donnée par Buffon dans sa description du coucou indicateur (Indicator Indicator S. encore appelé par les Africains : « oiseau indicateur ») :
« C’est dans l’intérieur de l’Afrique, à quelque distance du cap de Bonne-Espérance, que se trouve cet oiseau, connu par son singulier instinct d’indiquer les nids des abeilles sauvages. Le matin et le soir sont les deux temps de la journée où il fait entendre son cri, chirs, chirs, qui est fort aigu, et semble appeler les chasseurs et autres personnes qui cherchent le miel dans le désert ; ceux-ci lui répondent d’un ton plus grave, en s’approchant toujours : dès qu’il les aperçoit, il va planer sur l’arbre creux ou il connoit une ruche ; et si les chasseurs tardent à s’y rendre, il redouble ses cris, vient au-devant d’eux, retourne à son arbre, sur lequel il s’arrête et voltige, et qu’il leur indique d’une manière très marquée ; il n’oublie rien pour les exciter à profiter du petit trésor qu’il a découvert, et dont il ne peut apparemment jouir qu’avec l’aide de l’homme, soit parce que l’entrée de la ruche est trop étroite, soit par d’autres circonstances que le relateur ne nous apprend pas. Tandis qu’on travaille à se saisir du miel, il se tient dans quelque buisson peu éloigné, observant avec intérêt ce qui se passe, et attendant sa part du butin, qu’on ne manque jamais de lui laisser, mais point assez considérable, comme on pense bien, pour le rassasier, et par conséquent risquer d’éteindre ou d’affaiblir son ardeur pour cette espèce de chasse.
Ce n’est point ici un conte de voyageur, c’est l’observation d’un homme éclairé qui a assisté à la destruction de plusieurs républiques d’abeilles trahies par ce petit espion, et qui rend compte de ce qu’il a vu à la société royale de Londres.»*
Buffon précise également que selon d’autres voyageurs, « le cri de cet oiseau est wieki, wieki » et que ce mot « wieki » signifierait miel en langue hottentote.
Sources et bibliographie :
Œuvres compètes de Buffon Par Mr le Comte de Lacepède – Tome XI – Rapet et Cie – Paris -1818
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