Les techniques apicoles rudimentaires au Moyen Age pratiquent l’étouffage de l’essaim. Une pratique condamnable de nos jours mais autorisée à l’époque par l’abondance des essaims sauvages. Une fois la ruche traditionnelle décimée, on invite les colonies d’abeilles à repeupler l’abri.
Il peut paraître incompréhensible que les chasseurs d’essaims du Moyen Age se donnent autant de peine pour récupérer, en forêt, des colonies d’abeilles qu’ils asphyxieront au moment de la récolte.
En fait, dans un contexte où les essaims sauvages abondent, la ruche bien que décimée par l’homme, va se repeupler assez rapidement avec un nouvel essaim.
Tout simplement car cette nouvelle colonie sera attirée par les phéromones déposées par la colonie précédente.
Les gens de l’époque n’avaient sûrement pas analysé le phénomène de la sorte, mais ils avaient sûrement dû le remarquer.
Et compte tenu de l’importance des essaims sauvages, cela ne devait pas trop constituer un problème.
Nous utilisons d’ailleurs aujourd’hui encore cette technique quand nous désirons piéger un essaim dans une ruchette. Nous recourons en pratique (étouffage exclus) au même procédé.
Il suffit de déposer à l’intérieur de la ruchette un cadre d’alvéoles ayant contenu du couvain pour que les éclaireuses s’intéressent à l’abri protégé.
Au moment de l’essaimage, cette ruchette bien placée abritera alors l’essaim. Il suffira de déplacer l’abri provisoire et de transvaser les ruches dans une ruche à cadres amovibles pour que le rucher s’enrichisse d’une ruche supplémentaire.
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