La chasse-cueillette du miel demeure toujours une activité fort prisée et source de revenus en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie essentiellement.
Quelle que soit la région du monde, les techniques héritées du néolithique, sont toujours les mêmes.
Une fois la colonie localisée, l’homme enfume le nid, se hisse jusqu’à l’entrée de vol, ou abat l’arbre pour en extraire les rayons chargés de miel et de couvains (Eh oui pour certains, les larves d'abeilles riches en acides aminés élémentaires représentent un véritable délice…)
C’est d’ailleurs une activité en Afrique, responsable parfois, d’un départ de feu de brousse.
Malaisie chasse cueillette du miel d’apis dorsata
En Malaisie, vit la plus grosse des abeilles (Apis dorsata) qui présente la particularité de bâtir un énorme rayon à même la branche des arbres « Koompassia excelsa » que les Malaisiens dénomment plus simplement du nom de Tualang, nom donné à l’abeille sauvage. Un seul de ces arbres peut abriter jusqu’à 100 colonies de cette abeille migratrice.
La récolte du miel, dans cette contrée, s’effectue la nuit, et Janet Durno dans son article « Le miel des sommets » raconte comment les chasseurs de miel se hissent jusqu’au sommet de l’arbre à plus de 30 mètres de haut munis d’une simple torche, pour recueillir le précieux nectar.
Ces cueilleurs de miel « croient en l’existence d’un contrat spirituel entre les abeilles et les hommes : les abeilles cèdent leur miel, mais les hommes doivent en laisser suffisamment pour la survie de l’essaim », une pratique écologique, oh combien louable…
Source et bibliographie :
Le miel des forêts : une ressource Malaisienne / Janet Durno / Publication : Le CRDI explore / Avril 1989
| < Préc | Suivant > |
|---|







