Au Moyen Age il est fréquent de placer des ruches à l’entrée des cités pour en interdire l’accès aux assaillants.
Kirikino : Savais-tu que ces malheureuses abeilles étaient utilisées pour la défense des cités jusqu’au Moyen Age !
Jean : Hélas oui ! On retrouve de nombreux témoignages de villes assiégées, ayant dressé une barrière de colonies d’abeilles aux entrées des forteresses, pour en interdire l’accès.
Un moyen « piquant » en quelque sorte, pour dissuader l’envahisseur de pénétrer dans les lieux. L’agitation et l’odeur de sueur des chevaux, constitue un remède imparable si l’on désire rendre une colonie de « mouches à miel » agressives.
Kirikino : Moyen de défense sans doute, mais moyen d’attaque également : n’oublions pas les ruches catapultées par-delà les enceintes de la ville assiégée pour démoraliser les défenseurs…
Jean ; L’inventivité humaine en matière de conflit est malheureusement d’une infinie richesse et subtilité.
Sans doute aucun, notre espèce occupe la première place en matière d’agressivité…
Kirikino : Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’utiliser leurs dards et leurs venins, mais plutôt leur odorat exceptionnel pour la détection des explosifs.
Photo : Dard d'une abeille noire (Apis mellifera mellifera) ouvrière arraché de son abdomen suite à une piqûre et resté accroché à une tenue de protection / Image sous licence créative Commons / Auteur : Emmanuel Boutet / Source : Wikimedia Commons
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