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| Illustration : Ajax ramène le corps d'Achille, Lécythe attique à figures noires, (v. 510 av. J.-C.), Staatliche Antikensammlungen de Munich. Pour agrandir, cliquer sur l'image ou le lien suivant |
L’huile et le miel, ces deux produits occupent une grande place dans les rites funéraires des Grecs de l’Antiquité, non point pour leurs propriétés conservatrices mais pour les valeurs qu’ils incarnent.
Nous trouvons dans l’Iliade, deux passages significatifs à cet égard. Le premier à l’occasion des funérailles de Patrocle ou Achille ajoute des jarres de miel au bûcher et le second, lors des funérailles d’Achille dont le corps est « couvert de parfums sans nombre et du miel le plus doux ».
Le miel constitue à l’époque une denrée de choix, et en aucun cas un combustible. On ne lui reconnaît pas comme à l’huile ou aux graisses de qualités pour améliorer la combustion du cadavre. Pourquoi dans ce cas, l’incorporer au foyer dans des quantités aussi importantes ?
Du miel pour permettre la renaissance de l’âme
Cette pratique trouve son origine dans les valeurs associées au miel, et notamment celles liées à la renaissance de l’âme.
L’huile et le miel dans les rites funéraires répondent donc à une triple fonction :
- Conserver et protéger le corps afin qu’il soit beau jusque dans la mort;
- Symboliser le départ de l’âme vers sa dernière demeure ;
- Accompagner l’esprit du défunt.
Le miel associé à la vie et à la mort évoque la résurrection de l’âme, constituant de ce fait un gage de renaissance.
Source et bibliographie :
Sabrina Rahmani - La thanatopraxie et les rites funéraires in Homère et l'Anatolie – Collection Kubaba – Série Antiquité – Editeur Michel Mazoyer – L’Harmattan - 2008 - p. 211-219
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