Si les ruches à cadres permettent une conduite rationnelle et efficace du rucher, leur autre grand mérite (et non des moindres) est d’avoir permis que disparaissent des pratiques barbares comme l’étouffage de l’essaim.
Jusqu’au XX° siècle, les abeilles sont élevées dans des ruches « paniers » appelées selon les régions « bournal » « bournac » ou encore « kofoin » en Pays Basque…
Pour récolter le miel, l’apiculteur n’a d’autre recours que d’étouffer la colonie d’abeilles, une pratique à l’issue de laquelle les abeilles sont sacrifiées.
Le développement des ruches à cadre amovibles marque un tournant décisif sur la conduite du rucher ainsi que nous l’envisageons aujourd’hui. Il permet surtout que ces pratiques barbares disparaissent.
L’abandon de la pratique de l’étouffage, puis son interdiction permettent des grandes avancées en matière apicole tant pour la colonie d’abeilles que pour l’apiculteur et les consommateurs :
- La récolte intervient uniquement sur les hausses, donc sur les stockages de miels excédentaires entreposés par la colonie d’abeilles ;
- Aucune atteinte n’est faite à la colonie au moment de la récolte, si bien que, celle-ci peut produire à nouveau durant de nombreuses autres années, voire permettre le développement et l’extension du rucher ;
- La qualité du miel s’en trouve grandement améliorée. Le miel obtenu par un passage des cadres à l’extracteur a beaucoup plus de valeur marchande qu’un miel obtenu en pressant des rayons provenant de ruches étouffées et contenant cire, pollen, propolis, couvain et abeilles mortes ;
- Le consommateur est assuré de consommer un miel de grande qualité sans corps étrangers.
Photo : Démonstration d’ouverture d’une ruche à cadres lors des journées « Fête de la Nature » au rucher école du bois d’Ustaritz – Jean Irubetagoyena
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