Jusqu’au début du XX°siècle, une pratique barbare consiste à étouffer la colonie d’abeilles pour faire main basse sur le miel.
L’étouffage des abeilles en vue de la récolte du miel se pratique de façon courante en Europe principalement jusqu’au début du XX° siècle. Cette pratique barbare consiste à étouffer la colonie à l’aide de la combustion de mèches soufrées introduites dans les ruches traditionnelles.
La méthode est simple, rapide et sans danger aucun de se faire piquer, mais radicale. En effet, la totalité de la colonie meurt des suites de l’émanation des gaz provenant de la combustion du soufre.
Ces pratiques sont en grande partie dictées par le type de matériel et la méthode de conduite du rucher des apiculteurs de l’époque. Les ruches « paniers » n’autorisent que très peu de manipulations, et encore moins la sélection des rayons susceptibles d’être récolté, contrairement aux ruches troncs qui peuvent être « taillées » donc récoltées par la partie supérieure.
L’étouffage se pratiquait généralement en novembre, période où la reine cesse de pondre sur les colonies les plus lourdes. Les rayons étaient ensuite détachés pour obtenir du « miel de presse ».
Les autres ruches plus légères étaient conservées aux fins d’obtenir des essaims et donc de substituer les colonies perdues au moment de la récolte.
Avec l’introduction et le développement des ruches à cadres amovibles, l’étouffage n’a plus de raison d’être. Il finit par être interdit en 1942.
Photo : Présentation de ruches et « kofoin » (ruche traditionnelle Basque) lors des journées « Fête de la Nature » au rucher école du bois d’Ustaritz – Jean Irubetagoyena
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