Kirikino Apiculture et abeilles Prédateurs de l’abeille Colonies d’abeilles : attaques de frelons

Colonies d’abeilles : attaques de frelons

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vespa-mandarinaQue les abeilles estiment leur colonie en danger, elles piqueront l’agresseur à l’aide de leurs dards : stratégie de défense classique de l’abeille européenne. Mais certaines abeilles ont développé, face à leurs prédateurs, des stratégies de défenses autres.

Kirikino : S’approcher d’une ruche sans les précautions élémentaires, peut s’avérer dangereux.

Jean : Exact. La réaction des abeilles, si elles estiment leurs colonies en danger, correspondra à une attaque massive : de nombreuses abeilles piqueront alors « l’agresseur » de leurs dards.
Or l’intrus n’est pas seulement l’humain ou bien l’ours intéressé par le butin de miel que renferme la ruche.
Il peut s’agir également d’autres hyménoptères comme le frelon.
À la différence que les frelons s’intéressent bien davantage au couvain des abeilles qu’au miel pour la simple raison qu’ils doivent trouver une source de protéines pour nourrir leurs propres larves.

Kirikino : Pour des raisons de productivité, l’abeille européenne fut introduite dans de nombreux pays, mais cette dernière n’est pas forcément adaptée aux prédateurs autochtones.

Jean : En effet, nos abeilles Européennes (Apis Mellifera) furent introduites, entre autres pays, au Japon, tout simplement car elles étaient susceptibles de produire deux fois plus de miel que l’abeille locale Japonaise.
Cependant au Japon sévit un prédateur redoutable : le frelon géant (Vespa Mandarinia Japonica), cinq fois plus grand et trente fois plus lourd que l’abeille.

Kirikino : Une attaque d’un petit nombre de ses individus réduit une ruche entière à un cimetière d’abeilles en quelques heures.

Jean : Il suffit d’une trentaine de frelons pour massacrer en trois heures une colonie de 30000 abeilles européennes.
Le scénario se déroule de la façon suivante : un frelon éclaireur repère la ruche ou la colonie « cible ». À l’aide de ses phéromones, une substance chimique odorante émise à dose infime, il va marquer le territoire. Ce qui permettra à la petite troupe de frelons envahisseurs de revenir sans hésiter sur lieux.
Pendant ce temps, les abeilles Européennes vaquent à leurs activités. Après tout, ce n’est qu’un simple frelon.

Kirikino : Mais de retour au nid, le frelon communique l’information à ses congénères.

Jean : Et aussitôt, une petite troupe monte une expédition vers la proie identifiée.
Les abeilles Européennes constatent l’arrivée des attaquants, tentent d’interdire l’accès aux frelons, mais, la cuticule des frelons est bien trop épaisse pour permettre un quelconque effet de leurs dards.

Kirikino : Les frelons entament alors leur travail de destruction.

Jean : De leurs mandibules puissantes, ils sectionnent l’abdomen de milliers d’abeilles, et peu à peu, s’emparent des lieux.
Ils font alors une razzia sur les larves d’abeilles qui nourriront leurs propres larves.
En moins de trois heures, la colonie entière d’abeilles est décimée, pillée.

 

Photo : Frelon géant Vespa mandarinia japonica

 

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