L’ours comme l’homme s’intéresse aux abeilles, mais les méthodes d’apiculture qu’il pratique sont quelque peu radicales.
Miel et couvain sont susceptibles de procurer aux ours énergie et protéines de qualité. Rien d’étonnant dans ce cas à ce que les plantigrades s’intéressent de prés aux colonies d’abeilles sauvages ou domestiques.
Ceci explique que les ruchers traditionnels sont entourés d’une enceinte de murets de pierres pour les protéger des incursions gourmandes des ours.
Dans certaines régions du monde, des gens se donnent d’ailleurs beaucoup de mal pour éviter que les ours ne dévastent les ruchers.
Les Turcs des monts Kashkar en bordure de la mer Noire par exemple, piégent les essaims sauvages au faîte des arbres. Ils ont mis au point des techniques voisines à celles pratiquées sur les anciens « brusc » (ruches troncs) qui permettent de récolter le miel sans sacrifier l’essaim.
Mais toutes ces manipulations sont effectuées au faîte de l’arbre, des pratiques qui ne doivent pas être évidentes tous les jours.
Bon sang ! Que ne faut-il pas faire pour protéger ses ruches de la voracité de l’ours…
Enfin l’apiculteur y trouve sans doute des compensations, car ce miel si particulier de Karakovan est fort réputé en Turquie et se vend très cher.
Illustration : Illustrations des Fables d'Esope/ Fable en question : L'ours et les mouches à miel / Dessinateur : Sadeler / Éditeur : Thiboust (Paris) / Date d'édition : 1743 / Gallica - B.N.F
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