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Cire d’abeille et imperméabilisation des poteries

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doliasParmi les utilisations forts anciennes de la cire, figure dés le néolithique l’imperméabilisation des matériaux et notamment des poteries.

Une fois extrait de la ruche ou de la colonie d’abeilles sauvages, le gâteau de cire devient très facilement exploitable par l’homme. Des opérations simples : chauffage puis filtrage, même effectuées avec un matériel rudimentaire, suffisent pour obtenir un matériau qui se conserve très longtemps, et qui peut-être utilisé pour de multiples usages.

Avec le développement de la poterie dès le néolithique, la cire d’abeille trouve une application immédiate. Une couche de cire fondue à l’intérieur du récipient en terre cuite, suffit à rendre ce matériau poreux imperméable.
En effet, l’homme constate très tôt que la cire d’abeille résiste parfaitement à l’hydrolyse ainsi qu’à l’oxydation naturelle.

La cire présente également l’avantage d’un matériau naturel facilement disponible et d’une exploitation aisée. C’est un corps chimiquement stable dont les propriétés ne s’altèrent guère dans le temps. Acides, sucs digestifs des animaux ne peuvent la détruire (à l’exception des larves de fausse teigne).

Ces différentes qualités à la base de la grande durée de vie de la cire permettent aujourd’hui encore de nombreuses applications sur le plan archéologique, comme la compréhension de l’évolution de l’alimentation des populations préhistoriques à partir des résidus trouvés dans divers récipients en céramique...

Ce constat de durabilité en milieu humide établi, l’homme peut étendre l’utilisation de la cire à l’imperméabilisation de différents matériaux comme le bois, le cuir pour accroître leurs résistances, mais également à des projets plus ambitieux, notamment la construction de navires imposants, dès l’Antiquité, la cire autorisant un calfatage des coques très efficace.

Source et bibliographie
Travaux de Martine Regert / « Des chasseurs de miel » au Néolithique/ Article de Stéphanie Bélaud /Journal du CNRS N° 173 / Juin 2004

Photo :
Dolias / Villa romaine de Arroniz  (Navarre) / Jean Irubetagoyena

 

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