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| Pour agrandir cliquer sur l'image "Coupe arretine" 1° siécle avant J.C Source : Metropolitan Museum of Art |
La cire d’abeille facile à travailler permet aux artistes de l’époque gallo-romaine de créer des moules et des poinçons qui vont démocratiser la vaisselle ornée de reliefs.
La maîtrise de la technique de la céramique à l’époque gallo-romaine suffit à expliquer les quantités importantes de fragments de poteries retrouvés sur les différents sites archéologiques datant de cette période.
Ces divers ustensiles utilisés au quotidien sont fragiles, mais également poreux. La production de tels objets est importante pour suppléer à la casse, ou tout simplement à l’altération due à l’imprégnation des odeurs.
En conséquence, les gens changent souvent de vaisselle.
Mais la vaisselle raffinée, ornée de reliefs, demeure l’apanage de la classe aisée. Seuls des matériaux, comme l’or ou l’argent, autorisent l’obtention de tels ustensiles, objets par conséquent hors de portée du commun des mortels.
La céramique sigillée fait son apparition
L’imagination et l’inventivité des potiers vont permettre aux gens moins fortunés de s’offrir de tels raffinements à des prix abordables.
La céramique sigillée (du latin « sigillum »: sceau) naît en Italie dans la première moitié du I° siècle avant notre ère. La céramique sigillée issue des ateliers de Pouzzoles ou d’Arezzo (ancien Arretium) est fort réputée à l’époque et s’exporte volontiers jusqu’en Gaule. Le succès grandissant de cette nouvelle technique amène les potiers Italiens à s’expatrier et à confectionner de tels objets sur les lieux même de la demande.
Les potiers vont donc s’inspirer de la technique du sceau et l’étendre à la poterie.
Ainsi une matrice en cire dure est gravée en relief. Puis cette matrice en cire est pressée sur une plaque d’argile humide afin d’y laisser l’empreinte du dessin gravé. L’empreinte ainsi obtenue, il ne reste plus au sculpteur qu’à fabriquer plusieurs exemplaires de poinçons qui seront ainsi vendus aux différents artisans potiers.
Le potier confectionne alors un moule auquel il applique les ornements des différents poinçons. Ce moule une fois cuit, est fixé sur le tour, et la production de l’article en « série » peut commencer…
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