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De la cire d’abeille aux sceaux pour l’authentification des documents

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Petit bas-relief en cire, le sceau représentant une image, un texte, permet dés l’Antiquité l’authentification de documents, d’actes…

Le sceau est l’empreinte d’une image, de caractères dans une matière dure sur une matière malléable

Utilisé depuis l’Antiquité, avant même l’écriture, le sceau est composé d’une matrice et d’une empreinte indélébile dans de la cire d’abeille de couleur naturelle ou pigmentée à l’aide’deterres finement broyées. Selon l’usage, on incorpore ou non de la résine ou de la poix au mélange.
Le plomb peut également être utilisé (dans ce cas, on parle de « bulle »), mais, jusqu’au Moyen Age, ce métal est rare en occident, ce qui explique le recours à la cire d’abeille en raison de ses caractéristiques techniques et de sa durabilité dans le temps.
Les sceaux cylindres de Mésopotamie (IV° millénaire avant J.C) témoignent d’un usage fort ancien.
Au second millénaire avant J.C l’anneau sigillaire fait son apparition et sera adopté autant par Rome que par les souverains barbares.
Au Moyen Age, l’usage du sceau atteint son apogée. Réservé au départ à l’élite aristocratique, il gagne peu à peu toutes les couches de la société, des seigneurs aux paysans.

Les fonctions du sceau

Le sceau va permettre de garantir l’authentification d’un document d’un acte… Fixé au document, il tient lieu de signature, et permet d’identifier sans conteste l’expéditeur.
Au début, il est fixé à même le parchemin. En raison de sa fragilité, les techniques évoluent, et les sceaux sont par la suite apposés sur des fibres textiles (cas des diptyques par exemple)

Mais le sceau autorise d’autres usages. Il permet de sceller des documents ou bien d’interdire l’accès à certains lieux, coffres, récipients pour ainsi garantir l’intégrité, la provenance ou encore préciser la propriété de l’objet.

Le recours au papier et à la colle marque le déclin de l’usage du sceau

A partir du XVI° siècle le recours au papier devient d’un usage courant. Peu résistant, il supporte difficilement le poids d’une telle empreinte. Parallèlement se développent la signature autographe ainsi que les actes notariés.
Le recours au sceau est donc de moins en moins sollicité, et lorsque certains actes officiels y recourent (et encore de nos jours), on lui préfère le cachet en cire laqué, plus fin et plus léger…

En matière de scellement, le sceau à la cire d’abeille perdure jusqu’au XVIII° siècle tandis que le collage de simples papiers se fait à l’aide de bâtonnets à base de gomme arabique, sucre et d’ingrédients divers parfumés.
Le cachetage à la cire disparaît avec le développement de techniques moins coûteuses, notamment les colles d’os, de dextrine ou encore de glucose.

Source et bibliographie :
Marie-Adelaïde Nielen, « Les sceaux », dans Les matériaux du livre médiéval, séminaire de recherche de l’IRHT, M. Zerdoun, dir., Paris, IRHT, 2005
« Le collage: un moyen ancestral, moderne et durable pour assembler ». / Article rédigé par Michel Barquins (Directeur de recherche au CNRS, laboratoire de physique et mécanique des milieux hétérogènes, ESPCI, Paris)

 

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