Effluves citadins – Haïku urbain

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« The city grows »
Umberto Boccioni (1882-1916)
Museum of Modern Art – New York City
Image du domaine public
Source : Wikimedia Commons

Du fait de sa complexité, de son organisation, de sa localisation… la ville constitue un creuset d’odeurs, d’émanations, d’effluves plus ou moins agréables  selon que nos sens seront sensibles ou non au phénomène.

Il se suffit de déambuler dans la rue d’une cité pour se rendre compte des sollicitations auxquelles est soumis notre odorat : le parfum de cette jeune femme, l’odeur de pain chaud qui franchit le seuil de la boulangerie, celle du café qui envahit la rue du torréfacteur, le parfum synthétique des produits d’entretien que répandent les employés de la ville, l’odeur sulfurée qui s’échappe de la bouche d’égout, celle lourde chargée de vapeurs de gasoil du trafic automobile, les changements de marée pour les villes en bordure d’océan, la proximité de la zone industrielle…

Cessons là l’énumération. De toute façon ma liste, quels que soient les soins apportés dans sa rédaction, s’avérerait incomplète tant foisonne la diversité.

Ces odeurs associées à un mot de saison peuvent constituer la matière première de certains haïkus urbains.

Emboîtez le pas, je vous invite à une promenade pleine de senteurs dans ces quelques haïkus et tankas.

Haïkus :

  1. Encore et toujours ;
  2. Rue piétonne ;
  3. Changement de marée ;
  4. Menés par le bout du nez ;
  5. Fenêtres grandes ouvertes ;
  6. Appétissant ;
  7. Parfums en mélange ;

Tankas :

  1. J’avoue, j’ai vécu ;

 

Retrouver des haïku et tanka faisant appel à d’autres thèmes.

 

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