Tandis que la nuit recouvre à tout moment la moitié de notre planète, nous nous évertuons à repousser l’obscurité dans laquelle elle nous plonge. De la maîtrise du feu à celle de l’atome, une bonne partie de l’énergie que nous produisons et consommons est destinée à suppléer l’absence d’éclairage naturel pour nos activités nocturnes. Il résulte de ce besoin de domestiquer et d’imposer notre volonté à notre environnement, une pollution lumineuse dont nous mesurons mal les effets, qu’il s’agisse de notre santé, ou de la faune nocturne…
Contrairement à certains animaux, nous ne sommes pas nyctalopes. En raison de l’obscurité dans laquelle elle nous plonge, nous peuplons la nuit de tous les dangers, de tous les mystères, de tous nos phantasmes…
Au cours des saisons, la durée de la nuit évolue : longues en hiver, courtes en été avec deux moments dans l’année, au cours des équinoxes, durant lesquels la nuit et le jour ont la même durée.
Classée parmi les « moments de saisons », la mention de la nuit dans l’écriture des haïkus et tanka doit également préciser la saison dont il question, du fait de sa quotidienneté.
Je vous propose au travers de ce thème de retrouver ainsi la nuit au cours des quatre saisons, par le biais de ces quelques haïku et tanka, sans pour autant y consacrer une nuit blanche…
Retrouver des haïku et tanka faisant appel à d’autres thèmes.






