Par définition, le froid est la sensation contraire du chaud. Une fois cette banalité énoncée que dire de plus pour introduire ce thème du froid aux quatre saisons ? Le fait qu’il soit généralement associé à nos perceptions thermiques sous l’effet des basses températures ! Après tout pourquoi pas, mais cela ne suffit pas.
Quand ressentons-nous le froid, à partir de quel moment et dans quel contexte ? Un environnement où règne une température sensiblement inférieure à celle du corps humain suffit-elle à procurer cette sensation du froid ? Sans doute ! Ne sommes nous pas sensibles l’été aux rafraîchissements soudains, bien que la température affichée soit bien éloignée des températures négatives qui vont de pair avec l’hiver, saison à laquelle nous associons la venue du froid.
Dans ce cas estival particulier, sommes-nous sensibles aux effets directs du « froid » sur notre organisme (difficile à envisager lorsque la température extérieure affiche 18 ° C) ou bien à l’idée que nous nous faisons de ce que devrait être la saison ? Auquel cas le froid ne serait plus seulement l’effet d’une perception physique mais un ensemble de perceptions regroupant des connotations attachées à cette acceptation ! Cet ensemble de perceptions pouvant procurer cette sensation de froid pourrait alors se résumer à un vent léger transportant une odeur que nous associons à un souvenir désagréable, un son métallique associé à la froideur du métal, la vue d’un cimetière désolé associé à la froide nudité des alignements de tombes…
Qu’elle que soit la saison, du froid ressenti sur le plan physique à ce froid ressenti par nos émotions, un vaste programme qu’il n’est guère question de développer ici, sinon qu’au travers de ces quelques haïkus auxquels vous pouvez accéder en cliquant sur les liens suivants.
Haïkus :
- Intempérie ;
- Appropriés ;
- Onglet ;
- Choses partagées ;
- Temps immobiles ;
- Est-ce suffisant ;
- Fin des haricots ;
- De toute façon ;
- Chatouilleux ;
- Son frappé ;
- A bout de ressources ;
- Vaines doléances ;
Haïku Photo :
Retrouver des haïku et tanka faisant appel à d’autres thèmes.






