Le haïbun, une prose poétique entremêlée de haïku que nous devons à Bashô.
Le haibun nait au Japon au XVII° siècle avec les écrits du maître de haïku Matsuo Bashô. L’exemple le plus connu est l’ouvrage « Oku no Hosomichi » (ou « La sente étroite du bout du monde »), considéré comme un journal de notes de voyage. En fait ces compositions incluent des récits du voyage, mais également des scènes de la vie quotidiennes sous formes de croquis, des paysages, des événements particuliers…
Il est une forme littéraire antérieure au haibun, le tanka prose, qui lui ressemble en bien des points, et, il est fort possible que Bashô à l’instar du haïku vis à vis du tanka, ait fait évoluer le tanka prose en haibun.
Un haibun s’attache à la description d’une scène ou d’un moment privilégié, description qui peut incorporer de la fiction ou du rêve. Généralement il entretient un climat ambigu délibéré afin de permettre au lecteur d’échafauder ses propres représentations, de solliciter sa propre imagination.
Il comporte un plusieurs paragraphes rédigés en prose, associé(s) à un ou plusieurs haïkus. Haïku et prose doivent constituer un tout harmonieux sans que pour autant il y ait phénomène de redondance.
Le haibun est généralement bref et rédigé au présent, mais il n’y a pas de règles figées quant à son écriture.
Retrouver quelques haïbuns de Kirikino
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