Et c’est là que le bât blesse pour bon nombre d’occidentaux. Avec cette absence de rime dans le haïku, nous sommes aux antipodes des canons de notre poésie classique…
Le fait que le haïku ne soit pas un poème mais un monostique entrecoupé en trois séquences pourrait suffire à l’expliquer : l’absence de vers imposerait l’absence de rime.
A la rigueur, les premiers et derniers versets peuvent faire l’objet d’une rime, mais l’effet n’est pas forcément recherché. Quand bien même le haïku comporterait des rimes, celles-ci se placeraient ailleurs qu’en fins de lignes.
Nous pouvons le constater : pour un occidental, l’art du haïku peut ressembler de prime abord à la forme d’expression d’un extraterrestre. Aucune des règles de la poésie classique telle que nous l’entendons n’est ici respectée.
Dans un autre registre, le haïku se satisfait des calembours, des jeux de mots, apprécie les paradoxes et l'humour.
Tant qu’à être différent, il n’est pas de petits plaisirs…






