Le haïku est souvent présenté comme un petit poème Japonais. Or, à proprement parler, ce n’est pas le cas.
En Occident, le fait de recourir pour l’écriture du haïku à certains artifices comme la présentation du haïku sur trois lignes, l’emploi de majuscules en début de vers ou encore la ponctuation donnerait l’impression (fausse) que nous lisons un petit poème composé de trois vers.
Or, il n’en est rien. Le haïku en vérité se compose d’un vers unique, un monostique qui serait découpé en trois parties et dont le respect du fameux rythme 5/7/5 syllabes serait autorisé par l’emploi d’un kireji, de prédicats, etc… Auquel cas, l’acceptation de cette assertion devrait suffire pour expliquer l’absence de rime dans la composition.
Auquel cas, une anthologie ou un recueil de haïkus n’est autre chose qu’une «anthologie de vers uniques».
Mais si le haïku n’est pas un poème, son écriture relève toujours de la poésie, et même d’une poésie particulière, une « poésie visuelle », car la principale force du haïku réside dans ce recours aux images.






