Si de toutes les règles du haïku, une seule était à retenir, celle-ci serait de ne surtout pas casser l’image que l’on souhaite évoquer.
De façon classique, le haïku traite soit d’une image unique, soit de deux images. L’idéal serait de mettre en présence trois images, la troisième image pouvant être soit reliée, soit en opposition, soit en comparaison avec les deux images précédentes.
L’ordre de présentation des images a son importance pour garantir le maximum d’effet en fin de haïku. La chute est donc réservée à la dernière ligne. Mais, une grande importance est également attachée à la première censée éveiller l’attention afin de rendre le haïku attractif.
Ces images peuvent venir agrémentées de sons qui vont apporter une couleur sonore au haïku. Nous l’avons précisé, le haïku fait davantage appel aux cinq sens plutôt qu’à l’intellect.
Selon les images auxquelles l’auteur a recours, le haïku peut avoir plusieurs niveaux de significations (simple en surface ou bien avec un écho philosophique en arrière-plan).
Le choix des images dans le haïku traditionnel s'appuie sur des concepts spécifiques. Ce choix peut évoquer une vie rustique simple ou l’acceptation de la pauvreté, l’élégance classique ou la beauté austère (romantisme et nostalgie), voire dans certains cas une approche énigmatique, une solitude mystérieuse…
Les images peuvent être soit concrètes, soit issues de l’invention d’une expression lyrique pour leurs descriptions.
Mais attention, lorsque nous parlons d’images, il ne s’agit pas ici de les décrire minutieusement, mais plutôt d’évoquer des interactions que les lecteurs où les auditeurs seront en mesure de percevoir. Sans leurs concours, le haïku aussi parfait soit-il n’est d’aucune utilité.
Dans tous les cas l’image ou les images intègrent le monde réel. L’impact recherché doit naître de cette description ayant pour origine la réalité de la vie quotidienne.
Enfin, ces images font référence à la nature et non à la nature humaine.






