
Composé de 17 syllabes réparties sur trois lignes (en occident), le haïku apparaît presque insignifiant.
Néanmoins, c’est là que réside sa grande force d’évocation. Il s’agit avec peu de mots de se propulser dans l’espace et le temps au moyen du mot de saison, de transmettre l’intensité de faits et de détails insignifiants pour une grande majorité de personnes peu attentives à leur environnement immédiat.
Cette brièveté permet au haïku d’être lu d’une seule respiration.
Cette recherche de la brièveté s’accompagne de certaines précautions : les adverbes sont évités de même que certains adjectifs impliquant un jugement (ex : beau, superbe…), ainsi que toute référence à sa propre opinion. Le haïku se satisfait des choses telles qu’elles sont, de rien de plus.
Dans sa version occidentale, les 17 syllabes se répartissent sur 3 vers comprenant chacun cinq, sept puis cinq syllabes selon un décompte syllabique particulier en français.
Ces trois vers ne devraient pas cependant constituer une seule phrase ou « phrase repliée ». Je dis bien : « ne devraient pas », car, certains haiku reconnus comme tels présentent parfois cette caractéristique (ou bien est-ce une question de traduction du Japonais au Français…)
La brièveté n'interdit pas au haïku de comporter une pause dans le vers : la césure (ou Kireji : "mot coupe" traduit par le mot césure en français bien que cela ne soit pas exactement la définition exacte). Celle-ci sera placée à l’extrémité de la première ou de la deuxième ligne, mais pas aux deux, ou bien seulement en milieu de seconde ligne .






