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| Cliquer sur l'image pour agrandir Louis Jean François Lagrenée (1724-1805) "Aurora's take off" (Au petit matin, la déesse Aurore, encore nue, s’élance pour accomplir sa mission quotidienne) Image du domaine public Source : wikimedia Commons |
Six heures trente.
J’enfile mes bottes, les pieds enveloppés dans une paire de grosses chaussettes de laine. Une barbe de deux jours frotte sur le col de ma chemise, et me procure une sensation désagréable, électrique.
Le jour s’annonce dans un rouge orangé surréaliste.
Jaz, qui vient de rentrer d’une virée nocturne, me salue, en jappant doucement.
Lever du soleil
Même les oiseaux de nuit
Cessent de chanter
Il se trouve bien des jours
Où travailler coûte un peu…
Mes yeux à regret se détachent du spectacle qui s’offre à nous. Je quitte le labrador sur le pas de la porte et m’enfonce à reculons dans les profondeurs fraiches et obscures du chai, habillé comme un Inuit.
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