Les vins miellés épicés

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Pline - "Histoire naturelle"
Biblioteca Ambrosania - Milan
Image du domaine public
Source Wikimedia Commons

Grecs et Romains dès l’Antiquité, affectionnaient les vins épicés et autres vins miellés.

Nous retrouvons la mention de vins épicés dans les ouvrages d’auteurs comme Pline (Livre XIV-n° 107 de :  Histoire Naturelle)  qui décrit la production de « vin aromatique préparé presque comme un parfum », ou encore dans le « De Re Coquinaria » d’Apicius, des recettes de vins aux épices ou alors des conseils d’élaboration de ces mêmes vins donnés par l’agronome Columelle.

Il est fort possible qu’il s’agisse d’un héritage de pratiques Grecques plus anciennes, de nombreux aromates, à l’époque, ayant pour origine l’île de Crète. Palladius, célèbre agronome du IV° siècle, fait référence aux techniques grecques pour la manipulation et l’aromatisation des vins dans son traité « d’économie rurale ».

Jusqu’au Moyen Age, les recettes font état de proportions bien précises, ces boissons étant considérées comme partie prenante de la diététique médiévale.
Ces vins épicés le plus souvent miellés sont servis soit à l’apéritif soit en guise de digestif. Ils combinent à la fois la douceur d’une boisson agréable et relevé en début de repas, et au sens médical, une boisson utile pour favoriser la digestion.
Ces vins seront ainsi déclinés sous diverses appellations : « mulsum », « moretum », « borgérase », « claret », «pyment» plus tardivement connu sous le nom « d’hypocras ».

 

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