La littérature Celtique est riche de nombreuses « triades ». Parmi celles-ci, l’une d’entre elles, une triade irlandaise rend hommage à l’hydromel (2° partie)
La littérature irlandaise est également riche de plusieurs centaines de ces triades. Elles ont généralement une vocation de conseil face à un certain nombre de questions de la vie courante, les questions religieuses, d’honneur personnel…
Parmi la liste, on trouve des triades désopilantes* :
Les trois nourrices d’un voleur : un bois, une cape, la nuit.( Three nurses of theft: a wood, a cloak, night)
Trois jeunes sœurs : désir, beauté, générosité (Three youthful sisters: desire, beauty, generosity..)
Trois sœurs âgées : gémissements, chasteté, laideur… (Three aged sisters: groaning, chastity, ugliness)
D’autres encore dispensent des conseils avisés :
Les trois chandelles qui illuminent l’ensemble des ténèbres : la vérité, la nature, la connaissance (Three candles that illume every darkness: truth, nature, knowledge…)
Les trois choses qui ruinent la sagesse : l’ignorance, les connaissances inexactes et l’oubli (Three things that ruin wisdom: ignorance, inaccurate knowledge, forgetfullness.)
Enfin cette triade que les poètes irlandais allouent aux vertus de l’hydromel, boisson qui confèrerait au buveur la capacité d’amplifier son agilité mentale et verbale :
Les trois clés qui délivrent les pensées : l’ivresse, la confiance et l’amour (Three keys that unlock thoughts: drunkenness, trustfulness, love)
Est-ce pour cette raison que l’hydromel est considéré comme la boisson de l’amour ?
* Kuno Meyer, The Triads of Ireland: [introduction, text and translation, glossary and notes,. Hodges, Figgis, & co., ltd., 1906
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