En 1869, Alexandre Dumas s’attelle à la rédaction d’un ouvrage à la gloire de la bonne chère. Il meurt en 1870 avant de le terminer…
«J’ai de par le monde, trois ou quatre grands cuisiniers de mes amis, que je me ménage pour collaborateurs dans un grand ouvrage sur la cuisine, lequel ouvrage sera l’oreiller de ma vieillesse»
La cuisine tient une part importante dans la vie de Dumas. Dès son jeune âge, il côtoie marmites et poêlons à « l’écu d’or », l’auberge de son grand-père maternel à Villers-Cotterêts (Aisne).
Alexandre Dumas dans son « grand dictionnaire de cuisine » nous entretient en fin gastronome, de recettes qu’il a expérimentées, de plats goûtés aux cours de ses nombreux voyages. Il organisera toute sa vie durant, des fêtes et des repas extraordinaires auxquels il met souvent la main à la pâte. Pour avoir dégusté ces nombreux mets et boissons, consulté de nombreux chefs au cours de ces voyages, Dumas parle en connaissance de cause.
Son premier contact avec le vin de miel se produisit-il à l’occasion de ce voyage que Dumas entreprit en 1846 jusqu’en Afrique du Nord. Dans l’ouvrage qu’il écrira suite à ce périple « Le véloce ou Tanger, Alger ou Tunis », il rapporte les préparatifs d’une noce juive, et de sa découverte de l’hydromel au cours d’un repas chez David :
« C'était du beurre frais comme nous n'en avions jamais mangé depuis notre départ de France ; des dattes parfaites, des figues excellentes. Le reste se composait de côtelettes de mouton et de poissons frits, le tout arrosé d'un vin de la composition de David, dans lequel le raisin devait entre pour très peu de chose, mais qui n'en était pas moins excellent. Je hasarderai cette opinion que c'était, selon toute probabilité, la liqueur que l'on servait au Moyen âge sous le nom d'hydromel. »
Ce premier contact avec le vin de miel, aura t’il éveillé la curiosité de Dumas pour l’hydromel. Cela est fort possible, car voici en quelques mots, ses commentaires relatifs à l’hydromel vineux dans « le grand dictionnaire de cuisine »:
« (…) Il est, du reste, d'un goût fort agréable et fortifie l'estomac à la dose d'un petit verre »
Dans la lignée des anciens Grecs et Romains, voilà une personne qui marie plaisirs et vertus thérapeutiques
Source et bibliographie :
Alexandre Dumas – Grand dictionnaire de cuisine – Editions Phoebus – Paris –2000
Alexandre Dumas – Le Véloce ou Tanger, Alger et Tunis – Bureaux du siècle -1855
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