Kirikino L'hydromel de A à Z Plaidoyer pour le vin de miel L’hydromel : la nature à l’état brut …

L’hydromel : la nature à l’état brut …

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plaidoyer-hydromel-3Se réclamer de la nature, c’est un ! Y goûter c’est autre chose…Et, cela ne dépend que de vous…

Kirikino : L’affirmation selon laquelle l’hydromel est « aussi vieux que le monde » n’est sans doute pas usurpée, tout au moins à l’échelle de l’humanité.
Si la découverte de l’hydromel par l’homme est sûrement le fruit de l’observation ou, de quelque heureux hasard, elle n’en demeure pas néanmoins un produit spécifique de l’action humaine.

Jean : Un miel dilué dans de l’eau, récolté ou stocké dans de mauvaises conditions fermente naturellement, éveillant la curiosité des hommes pour le produit transformé ainsi obtenu.

Kirikino : Bien que ce miel sauvage soit l’objet d’un attrait gourmand et d’une chasse spécifique, l’homme manifeste pour l’abeille à l’origine de ce miel, un intérêt qui le conduira de la chasse cueillette à l’apiculture. La domestication de l’insecte se limite durant des siècles et siècles à proposer à l’abeille un abri ou établir sa colonie.

Jean : Contrairement aux autres élevages, l’homme pourra difficilement exercer son influence directe sur l’insecte. Pas de possibilité de le « modeler », de le « sculpter » conformément à ses attentes, comme ce fut le cas pour les mammifères domestiques…Pendant longtemps le fonctionnement de la colonie est méconnu, ignoré. Jusqu’au début du XX° siècle, malgré les soins vigilants dont les ruches font l’objet, l’apiculteur se contente le plus souvent d’une récolte empirique du miel, qui se traduit dans bien des cas par l’asphyxie de la colonie.
Or l’homme aime à imposer sa volonté au monde qui l’entoure. N’envisage-t’il pas son espèce comme étant celle qui doit exercer sa domination et sa suprématie sur le milieu dans lequel il évolue.

Kirikino : Mais les abeilles se moquent bien de lui et de ses rêves de main mise sur la nature environnante. Confortablement installées à grands frais dans une ruche, les voilà un beau jour de printemps qui décident d’essaimer. Elles abandonnent l’abri confectionné par l’homme, pour un nouveau gîte des plus rudimentaires dans un arbre creux. Elles y produiront un miel semblable en tout point au miel récolté dans la ruche sans que l’homme interfère en rien dans sa production.


Photo : Ruchette "piège à essaim" dans un chêne - Jean Irubetagoyena

 

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