Derrière l’hydromel, la face cachée du rapport de l’homme à la nature !
Kirikino : Nous retrouvons derrière le miel et sa transformation en hydromel, des valeurs communes à de nombreuses civilisations, quel que soit l’espace géographique considéré. C’est bien cela ? Une appropriation symbolique de cette nature dans laquelle nous évoluons, et que l’espèce humaine s’efforce à tous crins de dominer.
Jean : Mais c’est oublier la force de séduction que la nature exerce sur nous, force de séduction que de nombreux peuples ont matérialisée dès l’origine sous la forme de cette merveilleuse boisson : l’hydromel.
La force et la magie de l’hydromel résidant le fait qu’il nous renvoie au substrat commun de nos origines sans que nous ayons à nous renvoyer à la face nos différences identitaires et culturelles.
Kirikino : Derrière cet échange anodin, c’est tout notre rapport occidental à la nature que tu sembles remettre en cause…
Jean : Très modestement, si je peux m’y autoriser : oui.
Prenons la définition du mot nature ainsi que nous la lisons dans un dictionnaire : « Ensemble de la réalité matérielle considérée comme indépendante de l'activité et de l'histoire humaines » soit un « (…) milieu terrestre particulier, défini par le relief, le sol, le climat, l'eau, la végétation » et encore un « (…) environnement terrestre, en tant qu'il sert de cadre de vie à l'espèce humaine, qu'il lui fournit des ressources ».
La force de notre raisonnement s’alimente du fait que nous vivons en marge de la « nature » et que nous pouvons exploiter ses ressources comme bon nous semble, car, ne sommes-nous pas, du fait de notre intelligence, des « êtres supérieurs » ?
Mais, c’est oublier que nous faisons partie de la trame de la vie, et que nous sommes construits du même matériau.
Bien heureusement pour nous, la science s’applique tous les jours à nous démontrer l’étendue de notre ignorance en ce domaine.
Kirikino : Si je poursuis ton raisonnement, empoisonner la nature revient à nous empoisonner nous-mêmes. Empoisonner les abeilles revient à…
Jean : Les abeilles entre autres…Tu m’as parfaitement saisi…
Kirikino : Bien, mais dans ce cas, qu’est ce qui diffère l’hydromel des autres produits ? Ou, en quoi est-il plus universel que les autres ?
Jean : C’est bien ce «retour vers la nature» que je vous propose de découvrir dans cette nouvelle catégorie d’articles intitulée «Plaidoyer pour l’hydromel »
Kirikino : A propos, essayez, il se peut que l’universalité de l’hydromel vous séduise…
A vous aussi…
Photo : Boutons d'or au printemps - Jean Irubetagoyena
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