
Tentative de définition du tanka.
Au même titre que le haïku dont il est l’ancêtre, le tanka ainsi que nous le pratiquons en occident consiste en un emprunt à une forme d’expression poétique Japonaise, courte.
Le tanka trouve son origine dans le « Waka » (forme traditionnelle de la poésie Japonaise comprenant « Choka » et « Tanka ») dans le Japon du VI° siècle.
Le Choka est un poème formé par l’alternance de lignes de 5 et 7 syllabes se terminant par une ligne de 7 syllabes.
Le Tanka, pour sa part, correspond à une version abrégée du Choka. Il se compose de cinq lignes de 5, 7, 5, 7, et 7 syllabes, soit un total de 31 syllabes.
L’art du tanka dans le Japon moyenâgeux est pratiqué de plusieurs façons :
- Forme « Oriku » : poème de 5/7/5/7/7 syllabes composé par une seule personne. C’est le tanka tel qu’il nous est parvenu aujourd’hui et tel que nous le pratiquons en occident (nous en verrons les caractéristiques plus avant) ;
- Forme « Tsuketu » : Poème composé à deux mains, le premier poète composant la première partie « maeku » de 5/7/5 syllabes et un second poète, la seconde partie « tsukeku » de 7/7 syllabes qui développe les sentiments suggérés par la première partie.
- Forme « Renga » qui met à contribution plusieurs poètes différents, chacun apportant sa contribution tour à tour de 5/7/5 syllabes ou 7/7 syllabes afin de créer des poèmes d’une centaine de versets.
Parmi toutes ces formes, celle qui nous est parvenue est la forme « Oriku ».
Aujourd’hui en occident, quand on parle de tanka, on évoque nécessairement cette forme de poème de 31 syllabes.
Le tanka se compose de deux parties :
- La première partie du tanka de 5/7/5 syllabes appelée « Hokku » évoque la nature (mais cela n’est pas une règle stricte). Il s’inscrit donc dans le tumulte des saisons. Nous retrouvons ici une des composantes du Haïku traditionnel dont le nom haïku dérive du mot « hokku ». Le haïku forme d’expression poétique plus récente et plus connue de nos jours que le tanka, marque une transition radicale avec le tanka sous l’impulsion de poètes comme Basho, Buson ou encore Issa. Le « kigo » ou mot de saison devient impératif dans cette nouvelle forme d’expression.
- La seconde partie composée de 7/7 syllabes doit évoquer un sentiment ou encore une émotion spécifique.
A l'origine, le tanka est censé explorer des sentiments « nobles », comme l’amour, la solitude ou encore la mort...
Le « Projet mot de saison Pays Basque » a pour vocation la constitution d’un almanach poétique (ou « Saïjiki Pays Basque » répertoriant des mots de saisons classés selon les 4 saisons : Hiver ; Printemps ; Eté et Automne) au sein du quel vous pourrez retrouver entre autres les tankas de Kirikino également classés par saison : Hiver ; Printemps ; Eté et Automne.
Source :
The virtual museum of Japanese Arts






