
Un haïku doit être intelligible par tous : pas de phrases ampoulées, de mots recherchés, d’expressions tarabiscotées.
Le haïku se satisfait de la simplicité du langage courant, et des faits ordinaires.
De sa facilité d’accès naît la convivialité.
Sa facilité d’accès vient également de la simplicité de sa construction. Le haïku n’évoque pas plus de deux à trois images concrètes à la fois. Ce nombre réduit d’images, le lecteur doit les voir, et son esprit y vagabonder à son aise, pour renouer les liens éventuels, comprendre le non-dit, envisager les changements de perspectives…
Si le haïku ne parle pas simplement de lui même, c’est qu’il n’est pas bon, mais peut-être servira - t’il de tremplin pour un haïku suivant bien meilleur.






