Sur Terre, l’eau est la seule substance que l’on trouve à l’état naturel sous ses trois phases. Mais l’eau pour l’homme est bien plus que cela. Elle lui permet de prendre conscience du temps qui passe mais aussi de prendre conscience de soi.
Sur Terre, dans les conditions de températures et de pressions qui déterminent notre système Terre - Atmosphère, l’eau existe sous trois états physiques différents :
- L’état solide : la glace. Au cours de cette phase, l’eau peut passer à l’état gazeux par sublimation ou à l’état liquide par fusion.
- L’état liquide : l’eau. Le passage de l’eau de l’état liquide à l’état gazeux se fait par évaporation, et à l’état solide par solidification.
- L’état gazeux : vapeur d’eau. En phase gazeuse, l’eau peut passer à l’état liquide par condensation ou à l’état solide par condensation solide.
A ces différents passages d’une phase à une autre, sont associées de fabuleuses quantités d’énergie. L’ensemble de ces phénomènes constitue le « cycle de l’eau », avec toutes les composantes et manifestations climatiques que cela comporte.
Rien d’étonnant dans ce cas à ce que l’homme ait échafaudé autour de l’eau de nombreuses significations symboliques parmi lesquelles, on retrouve trois grands thèmes dominants :
- L’eau : source de vie ;
- L’eau : moyen de purification
- L’eau : centre de régénérescence.
Mais dans nos représentations, l’eau est encore plus que cela. Elle représente à la fois la conscience de soi, et le temps.
L’eau et la représentation du temps :
Pour de nombreux auteurs, la vision poétique considère l’eau du fleuve comme une métaphore ambivalente du temps :
- Un temps orienté, ou passé et futur diffèrent l’un de l’autre, vouant l’ensemble des phénomènes naturels, sous l’emprise du temps à leurs disparitions ;
- Ou, un éternel retour des choses induit par le cycle de l’eau et la succession des différentes phases …
L’eau et la conscience de soi
Pour Hegel (Esthétique), l’enfant, en jetant des cailloux dans l’eau et prenant plaisir aux cercles concentriques qui se dessinent à la surface de l’eau, se découvre comme un être distinct de la nature, capable d’agir sur elle et sur lui-même.
Pour Gaston Bachelard (L’eau et les rêves), l’eau est source d’imagination créatrice. En s’appuyant sur les valeurs symboliques qu’elle véhicule, acquérant de ce fait une portée universelle, l’eau serait la grande source de l’imaginaire humain, ne serait-ce que par les différents sons produits. Il y aurait donc continuité entre la «parole de l’eau» et la «parole humaine».
Etonnant n’est-ce pas de retrouver ces éléments dans les mythes et légendes liés à l’hydromel, notamment dans «l’hydromel poétique » scandinave qui confère à son consommateur le talent de poète…
Retrouver haïku et tanka pour des voyages aqueux…
- Grisaille ;
- Magie des matins calmes ;
- "Bénie oui-oui" ;
- Frugal ;
- Toilette d'une fleur ;
- Chaud, chaud ;
- A la recherche des fées ;
- Un animal si pieu ;
- Rangs de perles d’eau ;
- Tranquille nonchalance ;
- Beaucoup d'élan pour peu d'effet ;
- L'automne s'installe ;
- Motif à paresser ;
- Purèe de poix ;
- Chantons sous la pluie ;
- Joies de l'automne ;
- Les pieds au frais ;
- Ode à la nuit qui vient ;
- Généreux mais insuffisant ;
- Pleurs ;
- Petite compensation ;
- Tonneaux ;
- Insomnies ;
- Dentelle glacée ;
- Petite visite impromptue ;
- Suivre à la trace ;
- Une histoire de bocal ;
- Jeu singulier ;
Retrouver des haïku et tanka faisant appel à d’autres thèmes.






