Parvenus à maturité, les fruits arborent un jaune éclatant sous un fin duvet blanc.
Les coings dans les haïku et tanka, une fiche du projet « mot de saison – Pays Basque ».
Saison : Automne
Classement du mot de saison : Végétaux
Basque : Irasagar
Espagnol : Membrillo
Anglais : Quince
Latin : Cydonia oblonga
Description :
Le coing, fruit du cognassier est récolté à l’automne pour la richesse et la finesse de ses arômes ainsi que pour sa teneur élevée en pectine, permettant la préparation de succulentes gelées comme son incorporation dans des confitures à base de fruits différents afin d’accélérer ou d’améliorer la « prise ». Certaines variétés peuvent être consommées crues, mais le plus souvent dans notre région, il est cuit soit pour la confection de douceur soit en tant que légume d’accompagnement.
En Pays Basque, on confectionne avec ce fruit une succulente pâte de fruit de coing (« irasagar-gozokia » ou encore «dulce de membrillo » en espagnol), que l’on sert en dessert avec du fromage de brebis, une association très calorique mais délicieuse.
Coings et poésie :
Encore une fois dans le poème suivant, l’automne évoque la mort. Mais pour Émile Verhaeren (1855-1916), une fin aux couleurs et aux senteurs de l’automne (dont celle de ces « eaux mêlées des senteurs de coing ») serait une mort fort enviée.
Mourir
Un soir plein de pourpres et de fleuves vermeils
Pourrit, par au-delà des plaines diminuées,
Et fortement, avec les poings de ses nuées,
Sur l'horizon verdâtre, écrase des soleils.
Saison massive! Et comme Octobre, avec paresse
Et nonchaloir, se gonfle et meurt dans ce décor
Pommes ! caillots de feu ; raisins ! chapelets d'or,
Que le doigté tremblant des lumières caresse,
Une dernière fois, avant l'hiver. Le vol
Des grands corbeaux ? il vient. Mais aujourd'hui, c'est l'heure
Encor des feuillaisons de laque - et la meilleure.
Les pousses des fraisiers ensanglantent le sol,
Le bois tend vers le ciel ses mains de feuilles rousses
Et du bronze et du fer sonnent, là-bas, au loin.
Une odeur d'eau se mêle à des senteurs de coing
Et des parfums d'iris à des parfums de mousses.
Et l'étang plane et clair reflète énormément
Entre de fins bouleaux, dont le branchage bouge,
La lune, qui se lève épaisse, immense et rouge,
Et semble un beau fruit mûr, éclos placidement.
Mourir ainsi, mon corps, mourir, serait le rêve!
Sous un suprême afflux de couleurs et de chants,
Avec, dans les regards, des ors et des couchants,
Avec, dans le cerveau, des rivières de sève.
Mourir! comme des fleurs trop énormes, mourir!
Trop massives et trop géantes pour la vie!
La grande mort serait superbement servie
Et notre immense orgueil n'aurait rien à souffrir!
Mourir, mon corps, ainsi que l'automne, mourir!
Le temps d’un clic, retrouver ce mot de saison dans les haïku et tanka de kirikino.
Haïku :
Tanka :
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