Kirikino Saijiki Pays Basque Kigo d'automne – Pays Basque Crachin et bruine – Mot de saison Pays Basque

Crachin et bruine – Mot de saison Pays Basque

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bruine-crachinLes stratus sont les seuls nuages susceptibles de donner naissance au phénomène météorologique en question.
Le crachin et la bruine dans les haïku et tanka, une fiche du
projet « mot de saison – Pays Basque ».

Saison : Automne

Classement du mot de saison : Phénomènes météorologiques

Basque : Zirimiri ; Euri-lanbro ; Euri-langar

Espagnol : Llovizna ; Calabobos

Anglais : Drizzle


Description :

La bruine et le crachin sont des petites pluies fines et pénétrantes. Ces minuscules gouttes d’eau (moins d’un demi millimètre), en raison de leurs faibles poids tombent si lentement qu’elles semblent demeurer en suspension dans l’air. Ce phénomène est très fréquent dans les régions côtières, ou aux abords des vastes plans d’eaux importants en raison de l’importante humidité de l’air.

Les stratus bas sont les nuages à l’origine du phénomène. Ces nuages bas dont la base se trouve à quelques centaines de mètres d’altitude, lorsqu’ils touchent le sol, sont responsables de la formation des brumes et brouillards. Ils apparaissent lorsque les couches de l’atmosphère sont très humides. En raison de la faiblesse des mouvements verticaux à l’intérieur de ces nuages, ils ne peuvent se développer par collision. Reste le phénomène de condensation expliquant ainsi la formation de gouttes d’eau aussi fines.

Selon son intensité et la visibilité permise, la bruine peut-être qualifiée de faible, modérée ou forte.

Bruine et poésie :

Joachim DU BELLAY (1522-1560) dans le poème suivant nous fait part d’une obscure bruine au dessus d’un torrent dont est victime son imagination.

Je vis un fier torrent, dont les flots écumeux

Je vis un fier torrent, dont les flots écumeux
Rongeaient les fondements d'une vieille ruine :
Je le vis tout couvert d'une obscure bruine,
Qui s'élevait par l'air en tourbillons fumeux :

Dont se formait un corps à sept chefs merveilleux,
Qui villes et châteaux couvait sous sa poitrine,
Et semblait dévorer d'une égale rapine
Les plus doux animaux et les plus orgueilleux.

J'étais émerveillé de voir ce monstre énorme
Changer en cent façons son effroyable forme,
Lorsque je vis sortir d'un antre scythien

Ce vent impétueux, qui souffle la froidure,
Dissiper ces nuaux, et en si peu que rien
S'évanouir par l'air cette horrible figure.


Le temps d’un clic, retrouver ce mot de saison dans les haïku et tanka de kirikino.

Haïku :

  1. Humeurs automnales ;
  2. Manque de contrôle ;


Tanka :

 

Retrouver les autres mots de saison du « Saijiki Pays Basque »

 

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