Sous nos climats tempérés, de façon générale les labours, après avoir été encensés au cours des siècles passés sont désormais remis en cause.
Les labours d’automne dans les haïku et tanka, une fiche du projet « mot de saison – Pays Basque ».
Saison : Automne
Classement du mot de saison : Activités humaines
Nom Basque : Lur-lantze (Iraulde)
Espagnol : Labranza de otoño
Anglais : Dressing (Ploughing)
Description :
L’intérêt des labours d’automne réside dans la possibilité de semer une céréale d’hiver dès l’automne ou bien de permettre une reprise aisée du travail du sol pour les semis de printemps, dans la mesure où un labour motteux atténue les risques de ruissellement tout en autorisant la pénétration des pluies et s’associe à l’action du froid de l’hiver qui viendra fissurer les mottes compactes de terre.
Les labours profonds inventés sous des climats tempérés et exportés en zone tropicale ou équatoriale se sont révélés catastrophiques en raison de la destruction de l’humus et du lessivage occasionnés. Ils sont responsables en grande partie de la stérilité d’importantes superficies.
Les labours sont également remis en cause y compris sous des climats tempérés car ils sont un facteur d’érosion des sols comme de la chute inquiétante du taux de matière organique du sol, voire d’une disparition de la pédofaune.
Bien que les techniques culturales simplifiées reposant sur l’absence de labour et la rotation des cultures aient prouvé leur efficacité, elles ne sont suivies que de peu d’effet dans la pratique.
Labours d’automne et poésie :
Dans le poème « Soir d’automne » suivant, Anatole Braz (1859-1926) évoque ces « labours assoupis » en terre bretonne.
Soir d'automne
L'automne est la saison dolente.
L'âme des labours assoupis
Berce d'une hymne somnolente
L'enfance des futurs épis ;
Et, triste, la mer de Bretagne
Se prend à gémir, dans le soir.
Par les sentiers de la montagne,
Commence à rôder le Mois Noir.
Et les cloches ont l'air de veuves,
Dans les clochers silencieux...
Nous n'irons plus aux aires-neuves !
Voici l'hiver, le temps des vieux.
Pour le départ des alouettes,
Tintent les glas des abandons.
Pleurez, ô chapelles muettes,
Les cierges éteints des Pardons !
... Avec les oiseaux de passage,
Les Clercs s'en vont aux premiers froids.
Ils emportent, selon l'usage,
Leurs livres, noués trois par trois.
L'automne est la saison dolente.
Les mères, sur le seuil, longtemps,
De leur bénédiction lente
Encouragent les hésitants ;
Car, près d'enjamber la barrière,
Plus d'un a suspendu son pas,
Comme si des voix, par derrière,
Lui chuchotaient : « Ne t'en va pas ! »
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Tanka :
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